© DR
TF1 News : Quels sont les critères exigés pour qu'une vache soit agréée bio ?
Excédés par les cloches des vaches, ils attaquent l'agriculteur en justice
Les voisins d'un agriculteur autrichien, devenus insomniaques à cause des vaches de leur voisin, ont demandé à la justice d'intervenir. L'agriculteur, condamné, a refusé de retirer les cloches.
Publié le 19/07/2012
Les activistes tendance chlorophylle à l'assaut de Paris
Tags en mousse, semis en ville, telles sont les missions des "guerilla gardeners". Lancé en 2004 par l'anglais Richard Reynolds, le mouvement de la Guerilla Gardening s'est étendu hors d'Angleterre. A Paris, une poignée de ces guerilleros s'active pour reverdir la capitale.
Publié le 28/10/2011
Des couches oui, mais en machine !
Elles sont en bambou ou en coton et finissent dans le lave-linge. Moins de déchets et moins de produits chimiques, les couches lavables séduisent de plus en plus de parents pour leur côté écologique. Mais pas que. Plus chères à l'achat que des modèles classiques, elles permettent pourtant de réaliser de jolies économies.
Publié le 28/10/2011
A Paris, ils font du compost au pied de leur immeuble
Depuis l'an dernier, de nouveaux bacs ont fait leur apparition dans les cours de certaines résidences parisiennes. Objectif ? Diminuer la production de déchets en les transformant en compost. Une initiative mise en place par la Mairie de Paris qui a déjà séduit 65 immeubles.
Publié le 29/10/2011
D'économe, je suis devenue écolo
Bloquée par un budget serré, une jeune drômoise a décidé de bousculer son mode de consommation. En l'espace d'une année, son besoin de faire des économies l'a conduite à l'écologie.
Publié le 28/10/2011
Un mariage bio.... c'est-à-dire ?
Quand on est un couple d'écologistes convaincus, la simplicité est de rigueur y compris au moment de se passer la bague au doigt. Démonstration avec Liane et Robin pour qui le bonheur du mariage passait aussi par la réduction de son impact écologique.
Publié le 28/10/2011
Consommer responsable ? Une fausse nouveauté
Interview - Consommer écologique, bio et éthique: effet de mode ou phénomène durable ? Michelle Dobré, sociologue chercheur à l'université de Caen sur les styles de vie et les sensibilités écologiques, explique l'origine d'un phénomène appelé à durer.
Publié le 28/10/2011
"C'était un petit jardin..."
Coincé dans une petite impasse entre la voie de chemin de fer et la rue hyper passante Marx Dormoy, le jardin partagé du Bois Dormoy est le "poumon" de la Goutte d'Or à Paris. Ouvert au public depuis 2008, l'espace est voué à disparaître. La mairie de Paris a voté la construction d'une maison de retraite à cet endroit.
Publié le 28/10/2011
Eric Rochas, éleveur et agriculteur bio : A l'échelle d'une exploitation agricole, c'est une combinaison entre le sol, l'animal, l'éleveur et l'environnement. Le tout doit respecter le cahier des charges européen de l'agriculture biologique qui interdit notamment tous les produits chimiques et de synthèse. Quand on a enlevé ça, tout ce qui naturel est autorisé.
D'abord, le sol où pâturent les animaux doit être certifié bio. On peut utiliser par exemple les fumiers de l'exploitation, des composts, comme fertilisants. Tout ceci est permis. Et suivant l'endroit où l'on réside on peut faire pousser n'importe quelle culture. Ici, en haute montagne, on ne peut faire pousser que de l'herbe. On la fait pâturer durant l'été et on la stocke pour l'hiver pour faire le fourrage. Comme nous n'avons pas de maïs et très peu de céréales, nous sommes obligés d'en acheter dans des coopératives, des organismes de stockage ou chez les éleveurs agréés bio.
La partie animale est relativement simple : pour qu'une vache produise bien, il lui faut une bonne alimentation en hiver, et l'été, de beaux pâturages. Mais il faut savoir que les activateurs de croissance sont interdits, donc les performances animales sont beaucoup moins importantes qu'en élevage conventionnel. En revanche, la qualité de la viande est meilleure.
L'environnement de l'animal est aussi important. Il est régulé par des normes biologiques beaucoup plus contraignantes que les normes traditionnelles. Dans une zone de montagne comme la nôtre, nous devons avoir des bâtiments adaptés à la neige et suffisamment spacieux pour que les vaches soient bien au propre et puissent ruminer tranquillement à l'abri l'hiver. Pour cela, il faut compter environ 14m2 par vache.
Cela fait partie de la méthodologie et de la philosophie de l'agriculture bio. C'est une approche qui consiste à dire qu'une vache bio, c'est une vache heureuse, son éleveur aussi et que le consommateur le sera également parce qu'il va consommer des aliments non infestés par des polluants.
TF1 News : Si une vache est malade comment la soignez-vous ?
Eric Rochas : Le but du jeu, c'est qu'elle ne soit pas malade donc il faut beaucoup d'anticipation sur le bien-être animal notamment avec une bonne alimentation. Nous effectuons aussi beaucoup de prévention en phytothérapie (ndlr : préparations à base de plantes) pour que les animaux soient en bonne santé.
Mais si une vache est malade, on travaille en homéopathie et en huiles essentielles. Ce qui est interdit, c'est le recours systématique à l'antibiotique. Par contre, si on n'arrive pas à soigner un animal, qu'on ne trouve pas le bon remède, alors là, on a le droit d'utiliser un antibiotique. Si un animal reçoit deux traitements antibiotiques dans l'année, alors nous perdons son agrément.
Mais nous n'arrivons jamais à cette situation car un animal tombe rarement malade. Si ça lui arrive une fois l'an, ça ne se reproduira pas. Sinon, la bête a un réel problème. En ce sens, l'agriculture biologique est plus technique car il faut être très précis : l'homéopathie ne traite qu'une cause, là où l'antibiotique couvre un spectre de 10 ou 15 maladies différentes.
TF1 News : Ça coûte cher d'élever des vaches bio ?
Eric Rochas : Tout dépend de l'échelle de l'exploitation. Mais il est vrai que les éleveurs bio ont des coûts de production bien plus importants que les éleveurs conventionnels, au moins de plus de 20%. Mais il est très difficile d'avancer un chiffre exact car beaucoup de critères entrent en jeu comme la localisation géographique ou les cours des matières premières. Un exemple, avec les céréales, dont les prix flambent partout : le maïs bio est à 460 euros/la tonne contre 280-300 euros pour le conventionnel. Donc si l'on multiplie par le nombre de tonnes à l'année, c'est énorme. Sans compter la phytothérapie. Les huiles essentielles sont des produits très chers d'autant plus qu'ils sont achetés en petite quantité. Il y a aussi les bâtiments, plus vous avez de la surface, plus c'est cher, il faut mettre de la paillasse en plus ; ça grimpe vite. Globalement, l'agriculture biologique n'est pas assez démocratisée pour arriver à faire baisser les coûts.
En revanche, proportionnellement au coût de production, la viande bio coûte moins cher au consommateur que la conventionnelle. Après tout dépend où on l'achète. Si vous allez dans certains magasins spécialisés, où il y a plusieurs intermédiaires, là, c'est hors de prix. Mais aujourd'hui on peut trouver de la viande bio de très bonne qualité et à des prix tout à fait raisonnables. Nous, nous vendons directement à la ferme et nos prix restent corrects. Notre philosophie sur l'exploitation, c'est d'arriver à trouver l'équilibre entre les différentes variables. Il y a aussi un aspect social. C'est important d'arriver à alimenter tout le monde de façon propre et à des prix raisonnables.

Excédés par les cloches des vaches, ils attaquent l'agriculteur en justice





