© INTERNE Que faire de la viande stockée ? - |
Jean Glavany a entendu les doléances des éleveurs. Sa réponse tient en un plan en huit points, annoncé mercredi à la mi-journée. Reste à savoir si les nouvelles aides annoncées sauront les satisfaire… Ce "coup de pouce" supplémentaire consistera pour l’essentiel en des prêts bonifiés à 1,5%, dans le cadre d'une enveloppe globale de 500 millions de francs. Une aide à la promotion à l'exportation des jeunes bovins sera également mise en place. Un des huit autres points de ce plan porte aussi sur des "mesures immédiates de trésorerie". Une mesure qui était réclamée à cor et à cris par les éleveurs – notamment par la FNSEA. Les animaux n'étant pas vendus, les éleveurs ne peuvent faire face à leurs obligations financières. Les organisations professionnelles réclamaient donc ces "prêts de trésorerie de court terme à taux zéro sur la base des animaux non vendus". 75.000 tonnes de viande à stocker
C’est au cours d’une rencontre de plus d'une heure, ce matin, entre le ministre de l’Agriculture et les principaux syndicats du secteur agricole, que ces mesures d'adaptation du plan gouvernemental d'aides à la filière bovine ont été décidées. Y assistaient notamment les délégations de la Fédération nationale des syndicats agricoles (FNSEA), et du Centre national des jeunes agriculteurs (CNJA), accompagnées de représentants de la Fédération nationale bovine (FNB) et de la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL).
 Comment remplace les farines ? - |
Une réunion qui visait avant tout à renouer le dialogue avec des éleveurs frappés de plein fouet par la crise de la "vache folle", et qui se sentent abandonnés. Voilà pourquoi, outre les principales mesures d'aide, le ministère de l'Agriculture a aussi indiqué mercredi qu'à ce jour 9.000 tonnes de viande "étaient déjà sorties du marché" sous forme de stockage privé. Cette mesure répond directement aux demandes d’un dispositif de dégagement du marché exprimées par les syndicats. Ceci, afin d’enrayer la chute des cours et d’assurer l'écoulement des animaux en attente de commercialisation. "Aujourd'hui, ce sont 75.000 tonnes de viande qui doivent être immédiatement mises en stockage privé", estime cependant Luc Guyau.Quid du "plan protéines" ?
Présenté la semaine passée, le plan d’aide à la filière bovine avait aussitôt provoqué un tollé parmi les éleveurs, qui le jugeaient de manière unanime largement insuffisant. Au ministère de l'agriculture, plus que d’adaptation, on préfère cependant parler aujourd'hui de "mesures d'accompagnement" du plan. Reste que certaines demandes pressantes des syndicats n’ont pas été abordées. Les quatre délégations réclament en effet toujours "la relance d'un véritable plan protéines" (afin de remplacer les farines carnées aujourd'hui interdites dans l'alimentation animale), avec, notamment, une revalorisation immédiate du montant de la prime à l'herbe pour atteindre 1000 francs l'hectare.
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