© INTERNELe concours de beauté pour l’attribution des licences UMTS (les licences de téléphonie mobile de troisième génération) pourrait se transformer en émission de Jacques Martin où " tout le monde a gagné ". Deutsche Telekom a annoncé qu’il ne briguerait pas de licence française d’exploitation de l’UMTS. Il pourrait donc ne rester que quatre candidats en lice pour quatre licences ! Et peu de place à la concurrence. L’opérateur allemand de télécommunications s’est retiré de la course au motif " d’absence d’une base de clientèle ". Plus sûrement, la montagne de dettes du groupe de télécommunications, qui s'élevait fin septembre à 56,7 milliards d'euros (372 milliards de francs), et son incapacité à trouver un partenaire "docile" l'ont contraint de renoncer, estiment les experts du secteur. Le géant allemand a vu sa trésorerie plombée par les enchères UMTS au Royaume-Uni puis surtout en Allemagne où elle a dû régler une facture record pour décrocher le précieux sésame: 8,5 milliards d'euros. . Le groupe entend dans l'immédiat se concentrer sur les Etats-Unis. Après le rachat cet été de l'opérateur VoiceStream pour 50,7 milliards de dollars (59,6 milliards d'euros), il a absorbé Powertel pour 5,89 milliards de dollars (6,9 milliards d'euros).
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Contrairement à trois des candidats déclarés : France Télécom, SFR (filiale de Cegetel), Bouygues Telecom, Deutsche Télékom n’a pas de clients directs en France. Ces trois premiers candidats, qui gèrent déjà un réseau mobile de deuxième génération (GSM) sont aujourd’hui quasi assurés d’obtenir une des fameuses licences pour développer l’UMTS. Cette technologie permettra de recevoir l’Internet sur son téléphone mobile ainsi que pléthore de services.
32,5 milliards de francs par licence
Cette nouvelle défection laisse le champ libre au quatrième candidat déclaré, Suez Lyonnaise des Eaux. Le groupe de Gérard Mestrallet a constitué un consortium avec l’espagnol Telefonica auquel s’est rajouté en début de semaine le patron de LVMH Bernard Arnault via sa filiale Europatweb. Son seul concurrent crédible était Deutsche Télékom. Ce dernier arguait que le gendarme français des télécommunications, l’ART, chargé de faire le tri parmi les candidats et de choisir les meilleurs, ne pourrait attribuer les quatre licences à quatre groupes français. La quatrième lui revenait donc. Aujourd’hui la voie est libre. Presque trop.
Le ticket d’entrée demandé par la France, 32,5 milliards de francs payables en trois ans, apparaît aujourd’hui très cher alors qu’un peu partout ailleurs, le prix des licences s’effondrent. Les enchères britanniques et allemandes ont asséchées les trésorerie des candidats potentiels et les doutes quant au succès de l’UMTS dissuadent les banques de fermer les yeux sur d’importants crédits.
Deutsche Telekom ne souhaite toutefois pas abandonner complètement le marché français mais y entrer via une participation dans une société qui aura obtenu une des licences. Des rumeurs prêtent l'intention à Deutsche Télékom la volonbté de vouloir s'allier à Telecom Italia Mobile lequel est présent en France via Bouygues Telekom. Les dépots de candidatures commenceront dans deux mois et demi.
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