© INTERNELe commerce équitable, c'est quoi ? Encore peu connue, cette pratique consiste à acheter des produits avec l'assurance qu'en amont, le producteur a reçu une juste rémunération de son travail.
Employer des enfants, ça "fait tache" quand on est une multinationale. Certains fabricants, de vêtements notamment, en savent quelque chose. Plusieurs marques ont cessé toute activité avec des sous-traitants dont les produits étaient fabriqués par des enfants payés moins de trois francs l’heure. D’autres sociétés ont été accusées de vendre des produits fabriqués à moindre coût par une main d’œuvre sous payée ou par des condamnés à mort.
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Un audit spécial
Certains voient même dans ce dernier aspect un solide gage de réussite : "on ne changera pas le système, alors utilisons-le". Preuve en est que les bureaux d’audit, comme BVQI (Veritas), proposent à leurs clients, non seulement de vérifier et de garantir leur efficacité économique, mais encore leur organisation sociale avec le label SA 8000. Cette norme, élaborée par des ONG et des multinationales anglo-saxonnes, engage les entreprises à respecter les droits de leurs propres salariés et à contrôler les conditions de fabrication des produits qu’elles achètent.
Salaire minimal, sécurité, liberté syndicale, travail des enfants, la norme SA 8000 se contente de reprendre les règles internationales et celles en vigueur dans le pays de la société. "Même en France, certaines PME ne respectent pas le droit social", nuance Patrick Guérin, le PDG de Celtipharm.com, une des deux sociétés françaises certifiées SA 8000 à ce jour. "Les PME n’ont tout simplement pas les moyens de se tenir au courant de tout. Avec la certification, elles deviennent actives, elles structurent l’organisation des ressources humaines. Pour nous, le label SA 8000 est d’abord un outil de management et non un argument publicitaire"
"Ethique" ne signifie pas "solidaire"
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C’est pourquoi les ONG militent en faveur d’un commerce "solidaire" ou "équitable" et non simplement éthique. "A la limite, nous choisissons de travailler avec la société qui respecte le moins ses ouvriers et nous l’amenons peu à peu à améliorer les conditions de travail. Nous veillons à ce que le commerce serve à toute la communauté et pas seulement aux producteurs ", explique Victor Ferreira.
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