© INTERNELes Quinze se sont finalement ralliés à la position française sur les farines animales et les ont banni de toute l'Union européenne pour six mois à partir du 1er janvier. Seules l'Allemagne et la Finlande ont voté contre cette mesure, mais pour des raisons opposées, Berlin jugeant insuffisante l'étendue de l'interdiction alors que les Finlandais la considéraient comme inutile.
![]() Jean Glavany à Bruxelles. - |
Cette interdiction, qui avait été majoritairement rejetée lors d'un conseil agricole il y a quelques jours, donne satisfaction en premier lieu à Paris qui défend le principe de précaution maximale depuis la multiplication de cas de vaches folles en France. Elle vise surtout à restaurer la confiance des consommateurs, alors que les achats de viande bovine ont chuté de moitié dans certains pays.
Certains animaux seront sacrifiés
Cette nuit, les Quinze sont également parvenus à un accord pour lutter contre les conséquences économiques de la crise de la vache folle sur la filière bovine. Après plus de huit heures de discussion, les ministres ont adopté à l'unanimité des conclusions proposées par la présidence française. Cet accord confirme l'engagement des Etats membres à ne pas faire entrer dans la chaîne alimentaire les bovins âgés de plus de trente mois qui n'auraient pas été testés. Le financement du retrait de ces bovins, qui n'a pas été précisément chiffrés, fera l'objet d'un co-financement de l'Union européenne à hauteur de 70%, le reste étant à la charge des pays membres.
Concernant les mesures nationales prises par certains pays, les ministres ont convenu qu'elle devront être levées, sur proposition de la Commission et après avis du Comité scientifique directeur (CSD). Ces mesures nationales recouvrent les embargos décidés par certains Etats contre les produits bovins français, mais également des décisions françaises de retrait de certains produits de la chaîne alimentaire (colonne vertébrale, thymus, rate, T-Bone ou graisse animale).
La FNSEA: "C'est bien mais..."
![]() 2000 éleveurs ont manifesté à Nantes. - |
Plusieurs dizaines de jeunes agriculteurs accompagnés de leurs vaches ont organisé en début de semaine une manifestation surprise devant les locaux du ministère de l'Agriculture. Par cette "action coup de poing", ils entendaient encourager une "harmonisation européenne des règles sanitaires, la mise en place d'une agence européenne de sécurité sanitaire ainsi que la relance des cultures fouragères". Une manifestation géante est attendue ce mardi à Clermont-Ferrand où 7000 éleveurs sont attendus dans les rues.
Retour MYTF1


Chargement en cours...




