© INTERNEUne dizaine de sociétés s'était montré intéressé par la privatisation de la dernière banque publique française mais seules 5 d'entre elles ont déposé leur candidature hier soir auprès du ministère de l'Economie et des Finances : BNP Paribas, le CCF (devenu l'an dernier filiale du géant britannique bancaire HSBC), les Caisses d'Epargne associées au Crédit Coopératif, le Crédit du Nord (groupe Société Générale) allié au franco-belge Dexia et le mutualiste Groupama. Bercy disposera de 35 jours pour sélectionner les candidats, une fois que la Commission des participations et des Transferts aura rendu son avis. La décision définitive devrait être rendue publique début mars.
Plusieurs fois programmée depuis 1993, la privatisation de la Banque Hervet, spécialisée dans le financement des particuliers et des PME, intervient finalement au terme d'un profond remodelage du paysage financier français. La Banque Hervet, qui emploie 1.400 salariés, possède 85 agences en France, essentiellement à Paris, en Ile-de-France et région Centre. Après s'être engluée comme beaucoup d'autres banques dans le marasme immobilier au début des années 1990, et perdu 1 milliard de francs (152,5 million d'euros environ), la banque est aujourd'hui à nouveau en bonne santé et bénéficiaire. La petite banque est valorisée entre 1,5 milliard de francs correspondant aux fonds propres et 2,5 milliards de francs selon certains analystes bancaires.
Reste que plusieurs potentiels candidats étrangers, qui avaient examiné le dossier, ont finalement jeté l'éponge: l'assureur allemand Allianz (via sa filiale française AGF), le néerlandais ABN Amro, l'américain Citigroup, l'allemand Dresdner Bank et le suédois SE Banken. De même, la banque française CIC, filiale du Crédit Mutuel, a finalement renoncé à déposer une offre.
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