Start-up: 49% des salariés pour un syndicat dans leur entreprise

Par Jean-Philippe BAY , le 01 février 2001 à 07h00 , mis à jour le 31 janvier 2001 à 19h46

Près d'un salarié de start-up sur deux se dit favorable à la présence d'une organisation syndicale dans leur entreprise,

Quelle vie dans les start-up ? © INTERNE

Selon un sondage L'Expansion/Opinion-way à paraître jeudi dans l'Expansion, la moitié des "jeunes pousses" sont favorables à la présence des syndicats dans leur structure.

Plus généralement, les salariés des "start-up" considèrent que leurs conditions de travail sont satisfaisantes (58%), voire excellentes (33%). Ils restent cependant vigilants sur leurs conditions de travail: 58% sont ainsi favorables à l'adoption des 35h dans les entreprises de la nouvelle économie et près des deux tiers (67%) ne sont pas prêts à accepter des salaires plus bas en échange de stock-options.

Agréable surprise pour les syndicats

Pour Nicole Notat (CFDT), ce sondage révèle que l'"opposition artificielle entre l'attachement au métier et l'attachement aux droits ne peut pas durer". Quant à Marc Blondel (FO), lui-aussi interrogé par l'Expansion, il se déclare agréablement surpris par le fait "que près d'un salarié de start-up sur deux soit favorable à une présence syndicale" alors qu'"on leur a tellement répété que le syndicalisme était incompatible avec la modernité". Cette étude quantitative a été réalisée par téléphone du 29 décembre 2000 au 3 janvier 2001 auprès d'un échantillon de 306 personnes, représentatif de la population des salariés de start-up.

Une culture syndicale à inventer

Ils sont en revanche seulement 8% à faire confiance aux syndicats pour défendre leurs droits, contre 27% qui estiment que la direction de leur entreprise peut le faire. 58% des personnes interrogées sont dans l'incapacité de préciser de quelle organisation syndicale ils souhaiteraient la présence sur leur lieu de travail, un chiffre qui souligne, selon Bernard Thibault (CGT) interrogé par le magazine, "l'étendue du désert syndical dans la nouvelle économie". "Lorsque ce chiffre (58%) aura diminué de moitié, il sera possible de faire prendre conscience de la valeur des syndicats à l'autre moitié", a-t-il ajouté.

Par Jean-Philippe BAY le 01 février 2001 à 07:00
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