Tous unis contre le Medef

Par , le 25 janvier 2001 à 00h00 , mis à jour le 23 janvier 2001 à 20h17

La défense de la retraite à 60 ans a rassemblé plus de 80.000 manifestants dans les rues de Paris. Dans les autres villes, au moins 200.000 personnes ont répondu à l'appel de l'intersyndicale CGT, CFDT, FO, CFE-CGC, SUD et FSU pour faire plier le Medef.

manif retraites paris 2 © INTERNE

A Paris, le cortège a compté au moins 80.000 manifestants, selon les syndicats. La tête de la manifestation pour la défense de la retraite à 60 ans était déjà arrivée aux abords du siège du Medef sur la place d'Iena, alors que la queue du cortège restait encore bloquée aux alentours de la gare Montparnasse. Et dans beaucoup d'autres villes françaises, ce jeudi, le spectacle était le même. Plus de 200.000 personnes, selon les syndicats (120.000 selon la police) ont défilé à l'appel de l'intersyndicale CGT, CFDT, FO, CFE-CGC, SUD et FSU. En tête de la mobilisation : Marseille, avec 70.000 manifestants selon les syndicats (mais à peine 18.000 selon la police), suivie de Bordeaux (entre 14.000 et 20.000 manifestants), Toulouse (entre 13.000 et 20.000), Lyon (10.000), et Grenoble (entre 9.000 et 13.000).

L’hiver est là, moins rude qu’en 1995 mais cela n’a pas empêché pas les syndicats de faire référence à ce fameux mois de décembre où la colère des fonctionnaires rejoints par les salariés du privé avait paralysé tout le territoire français. En question cette fois-ci, le régime de retraite, tout comme en 1995. L’intersyndicale CGT-CFDT-FO-CFTC-CFE-CGC, a appelé à un mouvement de grève national demain afin de condamner " l’épreuve de force imposée par le Medef ".

Situation bloquée sur le front des retraites


-

Depuis décembre 2000, les négociations sont bloquées entre partenaires sociaux sur le dossier des régimes de retraites complémentaires. Le texte du Medef qui préconise l’allongement des années de cotisations de 40 à 45 ans a provoqué une levée de boucliers de la part de tous les syndicats. Le Medef n’exclut pas de reprendre les négociations mais sur la seule base de ces propositions, a souligné Denis Kessler, le numéro deux du mouvement patronal. Lors de sa convention annuelle, le 16 janvier dernier, le Medef avait laissé entendre qu’il n’était plus tenu de payer les cotisations pour les compléments de retraites puisque l’ancien accord était caduc depuis le 1er janvier 2001. Une prise de position immédiatement relayée par le président de l’Unedic, Denis Gautier-Sauvagnac (Medef) qui a décidé de " suspendre jusqu’à nouvel ordre " le prélèvement des cotisations ASF. Le Medef semble pourtant de plus en plus isolé, ses deux partenaires, l’UPA et la CGPME continuant d’appeler à la reprise du dialogue. L’ASF permet de financer les retraites complémentaires à taux plein entre 60 et 65 ans. Cette dernière a la trésorerie nécessaire pour assurer le paiement des prestations jusqu’à la fin mars mais pas davantage.

Par le 25 janvier 2001 à 00:00
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Économie
  

Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

       Chargement en cours...
      • Le grand quiz de l'info
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        Nous recommandons
        logAudience