© INTERNEQue se passe-t-il sur le front de l'UMTS. Ce matin, le consortium ST3G réunissant le groupe français Suez-Lyonnaise et l'opérateur espagnol Telefonica a annoncé qu'il ne serait pas candidat à une des quatre licences UMTS françaises. Ce midi, c'est au tour du groupe Bouygues de se faire hésitant. Il vient de déclarer que sa décision n'était pas encore prise et dépendrait de la réponse de son conseil d'administration qui se réunit le 30 janvier.... soit la veille de la date limite de dépot des dossiers de candidatures auprès de l'ART, Autorité de Régulation des Télécommunications.
"Les prix des licences ne reflètent pas la situation du marché", ont expliqué Suez Lyonnaise des Eaux et Telefonica. En outre, "les investisseurs ont revalorisé les coûts du secteur des mobiles et les banques ont alerté la communauté financière contre les risques de la téléphonie mobile", a rappelé le groupe français. Suez Lyonnaise des Eaux et Telefonica vont "continuer à explorer ensemble les opportunités de développement commun dans le secteur de la communication en France", a indiqué le groupe français dans son communiqué. Le prix des quatre licences UMTS françaises a été fixé à 4,95 milliards d'euros (32 milliards de francs) chacune. Les licences doivent être attribuées par le gouvernement en juin prochain au plus tard, à l'issue d'une sélection sur dossier conduite par l'Autorité de régulation des télécommunications (ART).
"Nous aviserons", Christian Pierret 
Christian Pierret, secrétaire d'Etat
à l'Industrie-
Il ne reste plus que trois candidats déclarés aux quatre licences que l'Etat français s'apprête à octroyer : France Télécom avec Orange, Vivendi Universal avec Cegetel et Bouygues. Suez-Lyonnaise Telefonica était pourtant perçu comme un candidat sérieux en France puisqu'il aurait permis l'implantation de l'opérateur espagnol qui est l'un des plus important en Europe mais aussi au niveau mondial en détenant 50% du marché de l'Amérique latine.
"La procédure se poursuit telle qu'elle était prévue. N'allons pas plus vite que la musique", a indiqué M. Pierret, interrogé dans la cour de l'Elysée à l'issue du Conseil des ministres. "Le 31 janvier, on fera le point des entreprises qui sont candidates à une licence. Nous aviserons", a-t-il ajouté. Un peu plus tôt, le ministère de l'Economie, des Finances et de l'Industrie avait affirmé que le retrait de Suez Lyonnaise et Telefonica ne remettait pas en cause la procédure choisie pour l'attribution de ces licences.
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