© INTERNEL'Union européenne n'avait pas prévu que la vache folle lui fasse autant de mal. Hier, lors d'une réunion entre les ministres européens de l'Agriculture, quelques phrases ont suffi à montrer la panique face aux conséquences probables de l'épidémie. Pour l'Allemand Franz Fischler, la crise "est beaucoup plus dramatique que ce que l'on pensait". Pour la Suédoise Margareta Winberg, la filière bovine "est un secteur qui est presque en train de s'effondrer". Pour le Français Jean Glavany, "si la crise s'éternise, (...) on va faire sauter tous les plafonds".
Trop de stocks
L'Europe avait certes prévu la baisse de la consommation, celle des exportations, ou les problèmes de surstockage. Mais elle ne s'attendait pas à ce que les difficultés soient si grandes. Exemple parlant : l'Union européenne avait misé
800.000 tonnes de boeuf dans les stocks fin 2001. Fin 2000, il n'y en avait que 10.000 tonnes. |
Quelles mesures ?
La vache folle risque donc de coûter très cher à l'UE. Trop cher. L'Union n'a prévu de consacrer qu'un milliard d'euros à la crise de la vache folle, alors qu'hier on tablait sur un coût de presque 9 milliards. Dès lors, que faire ? Revoir le carcan financier, comme le suggèrent les Italiens ? Les Français et les Allemands préfèrent réfléchir à d'autres mesures, comme une réduction des subventions aux élevages les plus intensifs, ou des incitations à la baisse de la production. Aucune décision n'a été prise lundi. Mais l'Union européenne va y réfléchir, vite. Il y a urgence.
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