© INTERNEPlusieurs mouvements sociaux touchent actuellement trois fournisseurs d'accès Internet français. Chez Wanadoo, la hotline sera en grève samedi. Pour la quatrième fois, les salariés arrêteront le travail pour demander l'ouverture de négociations avec la direction de France Télécom sur les conditions de travail, la formation et la reconnaissance des qualifications. Du côté de la direction, on affirme qu'une "concertation" est menée au niveau national et que des discussions se déroulent localement pour régler des problèmes d'organisation du travail. En revanche, aucune négociation n'a été engagée.
Free.fr aussi
Du côté de free.fr, le problème est un peu différent : ce sont les conditions de travail qui déclenchent "l'indignation des syndicats". D'après le représentant CFDT Ali Ben M'Barek "des dizaines d'avertissements ont été envoyés aux salariés, des primes retirées, et les contrats de travail ont été modifiés sans aucune concertation". Selon M. Ben M'Barek, qui a demandé l'intervention de l'Inspection du travail sur ces questions, "plus de 15 salariés ont été licenciés ces derniers mois dans les services téléphoniques de Free.fr sans que personne n'ait été informé, et sans que les motifs de licenciement aient été avérés". Angélique Dilscher, la directrice de la hotline dément totalement ces faits. "Nous sommes une petite équipe et l'ambiance n'est pas du tout celle qui est décrite par le délégué syndical." D'après elle, le mouvement de grève évoqué par le délégué syndical représentait moins de 5% des salariés.
Plan social chez Freesbee
Enfin, chez Libertysurf, ce sont les anciens salariés de Freesbee qui contestent le plan social mis en place lors du rachat de leur société. Les salariés du fournisseur d'accès internet Freesbee (environ 145 salariés) ont dénoncé, jeudi, l'attitude de leur direction dans la négociation du plan social. "La direction refuse pour l'instant de verser des indemnités de licenciement aux salariés qui sont en passe de retrouver un travail à l'extérieur, et ne garantit pas aux autres qu'il auront des indemnités correctes", a indiqué Wilfrid Lancelle, un des salariés qui participe aux négociations. Les personnels mobilisés espèrent obtenir une prime de licenciement égale à 3% du salaire annuel plus deux à trois mois de salaire selon l'ancienneté. Selon les salariés qui participent aux négociations, la direction avait accepté ces conditions, en fin de semaine dernière, avant de se rétracter lundi dernier. Aucun représentant n'a pu être joint mardi.
Un sondage réalisé au début du mois de février pour L'Expansion révélait que 49% des salariés de start-up étaient favorable à la présence des syndicats dans leur entreprise. Toujours d'après ce sondage, les salariés des "start-up" considéraient que leurs conditions de travail étaient satisfaisantes (58%), voire excellentes (33%). Le réel aurait-il rattrapé les doux rêves du virtuel ?
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