80% des marchés B2B voués à disparaître

Par , le 13 février 2001 à 17h50 , mis à jour le 12 février 2001 à 19h09

Les télécoms ont eu leur pythie, les commerçants en ligne ont désormais la leur. Selon une étude Jupiter MMXI parue hier, 80% des marchés en ligne européens inter-entreprises (B2B) auront disparu d'ici 2004. D'autres en revanche devraient tirer leur épingle du jeu.

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Quatre morts pour un survivant. Le secteur de la nouvelle économie n'a pas fini de "sajuster et de s"assainir". Selon une étude de Jupiter MMXI publiée hier, les quatre cinquièmes des marchés en ligne européens inter-entreprises (B2B) , qui vendent actuellement des produits aussi variés que les bananes et les roulements à bille, feront faillite. "Moins de 100 marchés en ligne (de B2B) survivront sur les 500 existant actuellement".

Marchés prometteurs pourtant puisque Jupiter MMXI prévoit que la valeur des produits échangés par l'intermédiaire de ces plateformes de business-to-business (B2B) - distinctes des sites destinés au shopping en ligne des particuliers - devrait passer de 200 millions d'euros (1,312 milliard de francs) actuellement à 1,8 milliard d'euros (11,8 milliards de francs) en 2004. L'année dernière, lorsque le vent a commencé à tourner pour les entreprises de commerce en ligne de détail, de nombreux investisseurs se sont réorientés sur les startups de B2B dont l'avenir semblait plus assuré.

Les dinosaures à l'aide du B2B

Mais parmi ces dernières, certaines rencontrent déjà des difficultés, comme Efdex, un marché en ligne pour les aliments et le vin, Worldoffruit.com, une plateforme pour les produits frais soutenue par Fyffes , et AECventure, destiné à l'industrie du bâtiment.

Jupiter a établi une liste de critères qui devraient favoriser sinon permettre la réussite de certains marchés virtuels. Au premier rang, le volume des transactions. Et Jupiter MMXI de citer l'exemple de PhoneTrade, "place de marché suédoise spécialisée dans la téléphonie mobile qui enregistre 30 millions d'euros (près de 200 millions de francs) de transactions par semaine. Le soutien de grands groupes industriels semble également accroître les chances de survie des places de marchés virtuelles : "l'industrie traditionnelle apporte légitimité et solidité aux places de marché virtuelles. Dernier avantage mis en valeur par l'étude, l'intégration des offres en ligne avec des offres hors ligne, soit, par exemple, des services clientèles disponibles 24h/24.

Jupiter publie également la liste des 10 marchés en ligne de B2B promis aux meilleures performances :
Acequote (Grande-Bretagne, fournitures de bureau)
Band-X (Grande-Bretagne, bande passante telecoms)
Buildonline (Grande-Bretagne, bâtiment)
Eumedix (Pays-Bas, matériel médical)
Eu-supply.com (Suède, bâtiment)
Goodex (Allemagne, équipement industriel)
IngredientsNet.com (Irlande, alimentation)
Mondus (Allemagne, fournitures de bureau)
PEFA.com (Belgique, poisson)
Phonetrade (Suède, téléphones mobiles)

Point de marché français en tête de palmarès...

Par Sophie Lutrand le 13 février 2001 à 17:50
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