© AFPMoulinex a cru respirer quelque temps mais l'entreprise a toujours la tête sous l'eau. Il y a un an, le PDG de l'époque, Pierre Blayau, avait annoncé la suppression de 2100 emplois. Son plan drastique de restructuration avait été remisé aux calendes grecques suite à la fusion de la boîte avec Brandt le 22 décembre dernier. Mais la réanimation a été de courte durée.
10 % des effectifs actuels sur |
Selon La Tribune, le groupe aurait l'intention de sacrifier deux usines en France. Celle de Brandt d'abord, dans le Nord, à Lesquin. L'usine, qui emploie 700 salariés et 400 intérimaires pour fabriquer des congélateurs et des réfrigérateurs, serait dans une situation financière extrêmement difficile, avec un déficit de 110 millions de francs. L'activité de Lesquin serait délocalisée en Pologne, où Brandt vient d'acquérir la firme Polstar.
Deuxième établissement visé : le site historique de Cormelles-le-Royal, dans le Calvados, où Moulinex a commencé à bâtir son empire désormais aux pieds d'argile. Une partie de la fabrication de Cormelles serait redirigée vers la Vendée (micro-ondes haut de gamme), en Chine (bas de gamme) et dans le Loir-et-Cher (mini-fours et fours). En tout, 1100 emplois sont menacés, auxquels il faut ajouter 400 postes administratifs.
Interrogé par tf1.fr, le délégué CGT Serge Rogine de Cormelles-le-Royal déclare ignorer l'existence d'un plan social précis mais assure que son syndicat va "exiger des éléments d'informations à la direction du groupe".
L'ensemble Moulinex-Brandt affiche actuellement un chiffre d'affaires d'environ 17 milliards de francs dans le petit et gros électroménager.
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