© INTERNEEt un et deux et trois procès. En une seule semaine. Le porte-parole de la Confédération paysanne a comparu une première fois jeudi devant le tribunal correctionnel de Montpellier pour la destruction de plants transgéniques, ainsi que deux de ses collègues. C’est ensuite devant la Cour d’appel de la même ville que José Bové et d’autres membres de la Confédération paysanne seront appelés les 15 et 16 février prochain. Le 15, pour le démontage du Mac Do de Millau qui avait conduit le tribunal correctionnel de la petite ville de l’Aveyron à condamner le 13 septembre José Bové à trois mois de prison ferme et huit autres prévenus à des peines allant de deux mois de prison avec sursis et 2000 francs d’amende. Le 16, pour la séquestration en mars 1999 à Rodez de trois fonctionnaires de la préfecture de l’Aveyron dans le cadre d’une action contre la réforme de la Politique agricole commune (PAC).
Le procès tourne au débat entre pro et anti-OGM
En attendant, José Bové aura droit à un sursis. Dans son premier procès, pour la destruction de plants de riz transgéniques en juin 1999, le jugement a été mis en délibéré au 15 mars. Le leader de la Confédération paysanne, ainsi que René Riesel, ancien secrétaire de la Confédération, et Dominique Soulier, porte-parole dans l’Hérault, ont été mis en examen pour " dégradation de biens publics en réunion " et étaient passibles d’une condamnation pouvant aller jusqu'à cinq ans de prison. Le Cirad, (centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement), victime du saccage réclamait 12 millions de francs de dommages et intérêts pour la perte de "l'équivalent de dix années de travail". Le procureur s'est cependant contenté de requérir trois mois de prison contre José Bové et ses deux acolytes.
| Chaque camp s'est livré, souvent de manière théorique voire confuse, à une explication sur les méfaits ou les bienfaits des OGM. |
Ambiance bon enfant et comité de soutien au rendez-vous
La bonne humeur était de mise lors de l'audience. Ainsi, à la demande de la présidente de jurer de dire "toute la vérité", Jean-Didier Vincent, scientifique, a rétorqué : "Un chercheur ne possède jamais vraiment la vérité". La présidente Anne-Rose Florenchie avait éaglement souri au début du procès à une remarque de José Bové qui contestait avoir été privé de ses droits civiques lors d'une précédente condamnation. "Mme la greffière, prenez note", avait-elle sobrement souligné.
Tout comme lors du procès de Millau en juin 2000, un comité de soutien avait été mis en place. Environ un millier de personnes ont manifesté dans les rues de Montpellier, le comité en attendait entre 3 000 et 5 000 personnes. Elle en attend entre 15 000 et 20 000 les 15 et 16 février.
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