© INTERNEDernier acte des négociations sur les retraites complémentaires aujourd’hui. Deux semaines après la manifestation du secteur privé qui a rassemblé plusieurs centaines milliers de personnes à travers toute la France, les partenaires sociaux se retrouvent ce matin au siège du Medef pour tenter de trouver une solution au blocage actuel. Depuis le 1er janvier 2001, le système qui régissait les retraites complémentaires est caduc et les entreprises, comme l’a rappelé à bon escient Ernest-Antoine Seillière, ne sont plus tenues de payer leurs cotisations auprès de l’ASF. Ce dernier permet aux retraités qui souhaitent partir à 60 ans de toucher leur retraite à taux plein jusqu’à 65 ans, âge auquel on prenait sa retraite avant la réforme de 1983.
Une personne de 60 ans |
L'Etat ne devrait pas se substituer au paristarisme
Des deux régimes complémentaires, c’est celui des cadres qui pourrait le plus rapidement faire
"J'y vais |
L’un comme l’autre régime ne semble cependant guère s’émouvoir de la menace qui pèse sur eux. " Dans le pire des cas, c’est le gouvernement qui se saisira du dossier et même s’il ne légifère pas à tant, les nouvelles mesures seront rétroactives ", estime-t-on à l’AGIRC. On peut supposer que les " nouveaux retraités " n’auront été que temporairement floués. " Ce serait en revanche un échec pour la refondation sociale ", a estimé Bernard Devy de Force Ouvrière.
Côté syndical et patronal, on fait montre de bonne volonté et on assure que si l’on se rend à cette énième séance de négociations, c’est " pour négocier sinon on reste chez soi ", a déclaré Jean-Marie Toulisse, négociateur pour la CFDT. Sans trop y croire toutefois : "J'y vais avec l'espoir d'aboutir. J'aurais pu dire volonté mais je préfère parler d'espoir", estime Bernard Devy. Le principal point d'achoppement des négociations devrait être le maintien de la durée de cotisation à 40 annuités alors que le Medef souhaite progressivement l'étendre à 45 ans. Dans l'hypothèse d'un échec des négociations, l'Etat devrait se saisir du dossier. "Mais je crois qu'il devrait réfléchir à la façon dont il règlera la question. Une solution provisoire serait la meilleur pour permettre une éventuelle reprise des négociations par la suite avec le Medef", envisage Bernard Devy. En jeu, la survie du paritarisme.
Retour MYTF1
Chargement en cours...




