© INTERNE![]() La localisation du deuxième foyer |
Pour la France, les espoirs d’une fin rapide de la crise de la fièvre aphteuse se sont effondrés vendredi soir. Jusqu’alors, un seul foyer avait été signalé, dans la Mayenne. Les experts vétérinaires avaient relevé 54 suspicions cliniques du virus, mais une seule avait été confirmée, à La Baroche-Gondoin. Mardi, Lionel Jospin, confiant, demandait déjà à ses partenaires européens d’envisager une levée de l’embargo pesant sur le bétail français. "Quand on sera arrivé à une durée de quinze jours ou un peu plus (...), si nous n'avons pas de nouveau cas, on pourra considérer que cette épizootie a été dominée". Une option aussitôt acceptée par le comité vétérinaire permanent de l’Union européenne.
Mais à quatre jours de la date limite, un deuxième foyer de fièvre aphteuse a été découvert en Seine-et-Marne, dans une ferme de Mitry-Mory. La préfecture du département a aussitôt déclenché le plan fièvre aphteuse. Les 300 animaux ont été abattus dans la nuit, un périmètre de protection a été mis en place sur 3 km, doublé d’un dispositif de surveillance, géré par la police, à 10 km à la ronde, destiné à contrôler les mouvements d'animaux. Interrogé par LCI, l'éleveur a vivement mis en cause les vétérinaires des services publics qu'il a accusés d'être des "ordures". "Ils sont venus vendredi matin. Ils sont rentrés sans se laver les pieds. Premièrement, les vétos ont regardé les moutons. Il y avait une génisse avec eux qui n'avait aucun problème et qui jouait (...) Ils ont dit qu'elle avait des boutons. Ils ont fait des prises de sang mais ils l'ont tuée en même temps."
"On avait le sentiment qu'on arrivait au bout"
![]() "Il va y avoir du grabuge" s'emporte l'éleveur |
Ironie du sort : dans le département de Seine-et-Marne, trois autres secteurs avaient été placés sous surveillance depuis le début de la crise à la suite de découverte de cas suspects ; deux d’entre eux avaient déjà été levés, les résultats des analyses s'étant révélés négatifs. "On avait le sentiment qu'on arrivait au bout. Là, c'est une mauvaise nouvelle", a commenté le préfet. La crise se poursuit. Et la France va rester sous embargo.
- La fièvre se répand en Europe - Conséquences économiques- Le pire est-il passé pour la France? - Conséquences sur l’environnement - Premières aides pour les éleveurs - Pas de menace pour la population - Faut-il vacciner ?
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