 Tout transport d'animaux est interdit |
Malgré toutes les précautions prises, les interdictions d’exportation, les strictes limitations de transport pour les animaux suspects, la fièvre aphteuse continue à s’étendre en Europe. Après la Grande-Bretagne et la France, les Pays-Bas sont officiellement touchés à leur tour. Mercredi matin, le ministère néerlandais de l'Agriculture annonçait l'existence de quatre cas de la maladie dans une ferme de la ville d'Olst, dans l'Est du pays. Aussitôt, le gouvernement prenait une série de mesures d’urgence pour tenter de circonscrire la zone dangereuse ; tous les animaux d’élevage présents dans un rayon d'un kilomètre autour de la ferme devaient être abattus à titre préventif – ainsi que ceux d’autres fermes où avaient été signalés des cas suspects, à Oene et Maren-Kessel. Mais une heure plus tard, un deuxième foyer était signalé. Voici le gouvernement néerlandais contraint à des mesures radicales. Après avoir, la veille à peine, rétabli l’interdiction d'exporter ou d'importer des animaux à sabots fendus et interdit leurs déplacements dans le pays, le gouvernement a annoncé, mercredi dans la soirée, l’interdiction totale de toute exportation de viande, de produits carnés et de produits laitiers. Les transports de nourriture et de lait sont aussi interdits pour trois jours dans tout le pays.
De forts risques de propagation
 L'inquiétude des experts de l'UE |
Des mesures qui ne font que prolonger celles prises par les autorités sanitaires de l’Union Européenne. Les experts vétérinaires de l’UE ont décidé mercredi après-midi un embargo sur les exportations du bétail vivant des Pays-Bas et sur les produits dérivés non traités venant de quatre provinces suspectes : le Gerlderland, l’Overijsel, le Fleevoland et le Nord-Brabant. Ces mesures, entrées en vigueur immédiatement, avaient été proposées mercredi matin par la Commission européenne, juste après l'annonce de premiers cas avérés de fièvre aphteuse aux Pays-Bas. Elles sont identiques à celles que l'Union européenne avait prises envers la France le 13 mars et qui seront levées le 28 mars si aucun nouveau cas n'apparaît d'ici là sur le territoire français. Ces restrictions sont applicables jusqu'au 4 avril. Une réunion du Comité permanent vétérinaire est prévue le 23 mars et les experts poseront notamment la question de la vaccination ciblée autour des foyers de fièvre aphteuse.La situation est difficile pour les Pays-Bas. Le périmètre dans lequel les cas de fièvre aphteuse ont été signalés est bouclé, seuls les riverains peuvent y entrer ou en sortir, et les abattages préventifs se multiplient. Le but est de contenir le virus dans la zone Olst/Oene, et de l'empêcher de se propager jusqu'à les principales régions d'élevage bovin et porcin, dans le centre et le sud du pays. Mais le pays est réduit, et la propagation de la fièvre aphteuse, malgré toutes les précautions, pourrait se faire facilement. C’est également ce que craignent les autorités sanitaires de l’Union Européenne.