© INTERNELes spécialistes parlent déjà d'une "seconde vague" : l'épizootie de fièvre aphteuse ne laisse aucun répit à la Grande-Bretagne, où l'on a découvert vendredi vingt nouveaux foyers, portant le total pour l'ensemble du Royaume-Uni à 127. Cette fois, la maladie touche plus particulièrement les bovins, et se développe dans le Somerset, jusqu'ici épargné. Pas question, donc, de baisser la garde : le pays se montre plus vigilant que jamais, interdisant les rassemblements d'animaux et de population dans les régions à risque, isolant les fermes, annulant les courses de chevaux et les concours canins. 713 exploitations agricoles sont en quarantaines, 141 autres sous surveillance. Depuis le début de l'épidémie, 73.000 animaux ont été abattus, et 27.000 autres le seront prochainement.
En Europe continentale, même si aucun cas n'a été trouvé, on se montre plus prudent que jamais. Vendredi, en France, 2.000 moutons ont été brûlés sur place, dans le sud du Cher. La circulation était filtrée samedi matin sur plusieurs axes longeant des fermes à risque. Un périmètre de sécurité de 10 km autour d'une exploitation d'Issé (Loire-Atlantique), où 220 moutons suspectés d'avoir été en contact avec le virus ont été abattus le 3 mars, a ainsi entraîné la fermeture provisoire pour les poids-lourds d'une portion de la RN 171 (Nantes-Laval), a indiqué vendredi la préfecture. Le trafic des poids-lourds et des véhicules est détourné, sauf le trafic local à l'intérieur du périmètre, qui est soumis à la désinfection des roues des véhicules.
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