© INTERNETous les marchés boursiers ont le regard tourné vers la Fed (réserve fédérale américaine) et son directeur, Alan Greenspan. Le comité monétaire de la Banque centrale américaine doit se réunir aujourd’hui pour décider d’une baisse de son taux d’intérêt principal. Déprimées par les incertitudes sur l'économie des Etats-Unis, ainsi que par les craintes de récession et de crise bancaire au Japon, les places financières américaines, asiatiques et européennes viennent de vivre une semaine particulièrement éprouvante, aux arrière-goûts de krach, et attendent beaucoup de la décision d’aujourd’hui.
Si le principe de la baisse des taux d'intérêt ne fait aucun doute, le débat entre les économistes est maintenant sur l'ampleur de la réduction que la Fed va décider. Selon la plupart des analystes, la Fed devrait s’en tenir à une baisse de 50 points de base, faisant ainsi passer son taux à 5%. En janvier, la Fed avait déjà, en deux fois, fait glisser ce taux de 6,50% à 5,50%. Mais de plus en plus d'investisseurs, affolés par la vague de mauvaises nouvelles des plus grandes entreprises américaines, commencent à penser qu'une baisse plus importante de 75 points du taux principal est nécessaire pour relancer le marché boursier.
Les effets salutaires d’une baisse des taux directeurs
Une telle mesure devrait avoir pour effet de réduire le coût du crédit pour les entreprises et les ménages, relançant ainsi les dépenses d'investissement et de consommation, et donc la croissance économique du pays. Hier, une réunion de la banque centrale japonaise est par ailleurs venue stabiliser la bourse de Tokyo grâce au retour d'une politique de taux zéro. La Banque centrale européenne se maintient pour sa part dans l'attentisme, face au ralentissement de la croissance mondiale et a laissé inchangé son principal taux directeur.
Tout l'art des membres du comité monétaire de la Fed sera de ne pas avoir l'air de céder à la panique et notamment à la pression des marchés financiers. Alan Greenspan répète que la responsabilité première de la Fed est de mener une politique monétaire pour asseoir les bases d'une croissance économique durable et sans inflation plutôt que de voler au secours des marchés boursiers. Il sera néanmoins difficile aux responsables monétaires américains de faire abstraction du plongeon de la bourse la semaine dernière, avec la plus forte chute en points de l'histoire du principal indice de Wall Street, le DJIA.
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