© INTERNETrente millions de francs pour les deux premiers départements français frappés d'un embargo. Depuis la découverte il y a deux semaines du premier cas de fièvre aphteuse en France, les exportations d'animaux vivants, de viande et de produits laitiers non pasteurisés au départ de la Mayenne et de l'Orne ont été interdites. Des mesures depuis étendues à tout le territoire national... Le ministre de l'Agriculture Jean Glavany rencontrait lundi dernier les élus et les représentants professionnels concernés par la fièvre aphteuse. L'enveloppe de 30 millions de francs devrait servir à la fois à aider le stockage de la viande et à financer l'abattage d'animaux qui ne peuvent bénéficier d'aides européennes (petits veaux).
Un "Monsieur crise aphteuse"
Une partie de cette enveloppe ira aussi à la Fédération nationale des groupements de défense sanitaire du bétail, groupement professionnel qui a déjà débloqué une enveloppe de 7 millions de francs (1,07 million d'euros) pour les éleveurs situés dans les zones de protection et de surveillance, en Mayenne et dans l'Orne. Le gouvernement va par ailleurs consentir des mesures d'allègement des charges sociales en faveur de l'aval de la filière élevage (abattoirs, transporteurs, marchands de bestiaux...) à hauteur de 1,5 million de francs en Mayenne et de 1 million de francs pour l'Orne.
Enfin, le ministre a annoncé que les prêts bonifiés portant un intérêt de 1,5%, jusqu'à présent attribués exclusivement pour aider les éleveurs touchés par la maladie de la vache folle, seront étendus à toutes les espèces sensibles à la fièvre aphteuse (bovins, porcs, moutons, chèvres). Le ministre a par ailleurs annoncé la nomination d'un "Monsieur crise aphteuse", en la personne de Jean-Louis Porry.
Chirac approuve les mesures
Les aides à l'élevage dans l'Orne et la Mayenne, annoncées par Jean Glavany, vont "sans aucun doute dans le bon sens", a déclaré Jacques Chirac, en visite dans l’Orne, regrettant toutefois qu'elles ne concernent pas "l'ensemble des acteurs de la filière" évoquant les représentants des abattoirs, des sociétés laitières. "Il y a quelque chose à faire nécessairement aussi dans ce domaine", a-t-il déclaré. Le chef de l’Etat a plaidé pour "la solidarité" et affirmé que les Français devaient avoir "confiance dans leur agriculture". Pendant deux heures, Jacques Chirac a écouté lundi les représentants des organisations professionnelles et les élus de l'Orne et de la Mayenne tirer la sonnette d'alarme sur la situation dramatique dans ces deux départements.
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