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"Ne rien faire : art appliqué nécessitant une pratique quotidienne et un entraînement régulier afin non seulement de ne rien faire, mais de le faire bien." Ce précepte, connu de toutes les cigales, figure dans le manifeste rédigé par l’agence de communication Euro RSCG pour son client, le très officiel comité départemental du tourisme (CDT) des Bouches-du-Rhône. "Avec notre budget très modeste (3 millions de francs en trois ans), nous avions peu d’espoir de sortir du brouhaha médiatique", se rappelle Caroline Amy, webmaster du CDT contactée par tf1.fr. A quoi bon ajouter à la débauche d’affiches dans le métro ou sur les bus ?
Le CDT Bouches du Rhône libère
la cigale qui est en chacun de nous - DR
"Nous leur avons proposé d’utiliser Internet pour réduire les coûts", explique à tf1.fr Albane Puget d’Euro RSCG. "Toute la campagne publicitaire se fait sur les supports traditionnels (affiches, presse écrite, plaquettes) mais tourne autour d’un site spécialement conçu pour l’occasion", précise la publicitaire. Et derrière cette façade, la page d’accueil beaucoup plus sobre du CDT (900.000 F ont été dégagés pour rénover le site). Paradoxe : la promo du "Manifeste de libération des cigales" ne se fait pas directement sur le Web.
"Notre plan média
Dans le secteur touristique comme ailleurs, le Net ne profite pas de la manne des investissements publicitaires. La plupart des webmasters comptent sur un bon référencement dans les moteurs de recherche et, surtout, sur leurs propres supports de communication. Entendez par là : une adresse web au pied des promos ou en fin de guide, entre deux numéros de téléphone.
prévoyait l’achat
d’espaces
publicitaires
sur Internet
mais nous ne
l’avons
jamais fait"
"Nous n’avons aucune lisibilité du comportement des Internautes face à la pub et nos budgets limités ne nous permettent pas de tenter l’aventure", explique à tf1.fr François Rioux, directeur adjoint du CDT Vendée. Même avis du côté du comité régional du tourisme d’Ile-de-France dont le directeur du marketing, Gérald Stein, avoue à tf1.fr: "Notre plan média prévoyait l’achat d’espaces publicitaires sur Internet mais nous ne l’avons jamais fait. La seule promotion sur le Web que nous nous autorisons est l’échange gratuit de bandeaux avec des sites complémentaires à notre portail". Dans le même esprit, Elizabeth Pontais, chargée des NTIC pour le CDT Haute Bretagne (1), envisage "des partenariats avec des sites d’envergure nationale sous forme de jeux-concours". Sans débourser un franc.
Le tourisme pourrait cependant amener de nouvelles sources d’argent au Web, mais pas par la pub… "Hier, on dépensait 80% des budgets de marketing en publicité et 20% seulement en ‘logistique’ : les brochures d’information ou les renseignements par téléphone", se souvient Gérard Stein. "Aujourd’hui, c’est l’inverse : on sait que la pub n’est rien sans un complément d’info personnalisée". Ce que permettent très bien les brochures. Ce que permet encore mieux (et plus rapidement) Internet. 
Le Net ne profite pas de la vague
de la promo touristique - CDT Haute Bretagne
La plupart des CDT viennent d’inaugurer ou préparent activement la nouvelle version de leur site Web. Le mot d’ordre : personnaliser ! Rubriques pour les familles, les enfants, le tourisme d’un week-end, l’éco-tourisme... Et surtout offrir des services. Aujourd’hui, la météo, le trafic, les bonnes adresses. Bientôt, la réservation de chambres d’hôtel en ligne.
(1) Ce site a reçu trophée du webtourisme 2000
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Dernière mise à jour le 25 avril 2001
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