© INTERNEEn Europe quelque 38.000 animaux, essentiellement des rongeurs et principalement des rats, sont utilisés pour tester des cosmétiques. Ce type d'expérimentation est actuellement interdit en Grande-Bretagne, en Allemagne et aux Pays-Bas, mais aucun de ces trois pays n'interdisait jusqu'alors la vente de produits d'importation qui auraient été testés de la sorte.
La position des députés européens, qui doit encore être approuvée par le Conseil des ministres et la Commission, risque d'entraîner une riposte des américains qui ne pourraient plus exporter leurs produits en Europe. Si la décision du parlement devait être confirmée, les industriels européens, français en tête, seraient interdits d'exportation vers les Etats-Unis de tous les cosmétiques qui n'auraient pas été testés sur les animaux.
Après le conflit du bœuf, de la banane, celui des cosmétiques
Malgré l'aspect progressif de la mesure, les cosmétiques figurant sur la liste des produits que Washington peut décider de taxer à 100% comme mesure de rétorsion dans les différends commerciaux, une guerre commerciale entre les Etats-Unis et l'Europe est possible. Selon les estimations des industriels européens, l'expérimentation des cosmétiques concernerait moins de 1% des animaux de laboratoire, loin derrière la médecine, la pharmacie ou même la recherche en matière de sécurité automobile.
Chimpanzé en cage-
Les associations de défense des animaux ont, bien entendu, applaudi la décision des députés et le groupe parlementaire pour le bien-être animal a souligné que cette décision "répondait aux attentes exprimées depuis 10 ans par des citoyens européens". 23.000 personnes appartenant à des associations allemandes de protection des animaux ont déjà envoyé une pétition au Parlement européen.
Les professionnels du secteur cosmétique auront à cœur de défendre leurs positions respectives. Des deux côtés de l'Atlantique, les cabinets de lobbying et autres agences de communication de crise s'emploieront dans les semaines qui viennent à faire pression sur les institutions européennes et éviter un conflit commercial dont le coût pourrait s'avérer désastreux pour tous les industriels concernés.
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