© INTERNEEn février, la Banque du Japon parlait de "reprise graduelle" de l’économie nationale. En mars, cette reprise "marquait une pause". Aujourd’hui, l’institution indique que l’économie est entrée dans une "phase d’ajustement" caractérisée par un essoufflement de la production industrielle. "Les exportations chutent rapidement en raison du ralentissement brutal des économies américaine et asiatique alors que la demande intérieure reste stable ", explique le rapport de la Banque, omettant dans son analyse les problèmes structurels persistants du système japonais.
Au sein du gouvernement démissionnaire, on prend moins de précautions oratoires. Pour la première fois depuis cinq ans, le ministre de l'Economie, candidat au poste de Premier ministre, a reconnu un affaiblissement de l’économie. Il a même admis la possibilité d’une récession de la deuxième économie mondiale dans les mois à venir.
Les marchés n'ont pas réagi
Malgré un taux de chômage sous les 5% et des excédents commerciaux enviables, le nombre des faillites ne trompe pas sur la santé du système nippon. Avec 19 000 dépôts de bilan (+12,1%), l’année 2000 a battu tous les records et les analystes ne sont pas beaucoup plus optimistes pour l’année en cours.
Du côté des marchés, ces annonces sont si peu surprenantes que les indicateurs n’ont pas daigné réagir à ce tableau plutôt noir. Ces deux derniers jours, Tokyo a clôturé en légère baisse (La Bourse sur tf1.fr
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