© INTERNEL’essoufflement du marché de la téléphonie mobile se confirme. La semaine dernière, Motorola, le deuxième constructeur mondial, déficitaire pour la première fois depuis quinze ans, n’y était pas allé de main morte : la firme américaine avait annoncé son intention de supprimer 22 000 emplois. Cette salve de licenciements suivait celle des équipementiers européens, notamment Siemens (2 000 emplois), Alcatel (1 100) et Marconi (3 000).
Vendredi, les observateurs attendaient avec inquiétude la publication des chiffres d’Ericsson pour le premier trimestre. Et ils avaient raison. Avec une régression de son résultat courant imposable
![]() Ericsson en net recul- |
Nokia prône la prudence
![]() Nokia très prudent- |
Pourquoi une telle chute du marché, que Kurt Hellstroëm avait d’ailleurs anticipé dès le mois dernier en envisageant une division par deux de la croissance en 2001 ? Plusieurs facteurs, parfois interdépendants, contribuent à ce marasme. Les télécommunications, devenues avec l’informatique depuis dix ans l’un des principaux postes d'investissement des entreprises, ont été plus frappées que d'autres par le ralentissement de l'économie américaine.
Les équipementiers, béats devant l'explosion de leurs ventes ces dernières années, ont ainsi mal anticipé la saturation progressive du marché des téléphones mobiles. Sa croissance ne devrait pas dépasser 10% cette année avec des prévisions d'environ 450 millions de terminaux vendus. Les constructeurs doivent écouler une montagne de stocks, au moment où le retard de développement des nouvelles technologies GPRS/UMTS n'incite pas les clients à renouveler tout de suite leurs portables. Ces mauvaises nouvelles pourraient néanmoins faire des heureux : les consommateurs, qui peuvent ainsi espérer une baisse des prix dans les mois à venir.
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