© INTERNEC’est une première. Pour la 1re fois en effet, un constructeur automobile va devoir répondre devant la justice du défaut de fabrication d’un de ses modèles, défaut qui a provoqué la mort de deux enfants. Le 17 juin 1999, Catherine Kohtz roule avec sa Volvo 850 TDI à Wasselone, dans le Bas-Rhin, à une vitesse comprise entre 20 et 40 m/h. Alors qu’elle traverse le centre-ville, ses freins ne répondent plus. Elle perd alors le contrôle de sa voiture. Et fauche trois enfants, en tuant deux et blessant grièvement le troisième.
Dans un premier temps, la conductrice est mise en cause. On lui reproche d’avoir roulé trop vite. Mais, comme l’explique Le Parisien de samedi, une expertise plus fouillée montre que " l’accident trouve son origine dans une défaillance inopinée et momentanée de l'efficacité du système de freinage due à un manque d'étanchéité d'un circuit pneumatique" d'assistance au freinage. Le collier de serrage qui aurait dû empêcher le défaut secondaire d'étanchéité n'a jamais été monté" poursuit le rapport. "Le défaut de montage du collier de soupape anti-retour est imputable de façon exclusive au constructeur du véhicule Volvo ".
180 000 exemplaires dans le monde
Selon Le Parisien, Volvo était au courant depuis au moins quatre ans du défaut dans le système de freinage sur son modèle 850 TDI, vendu à 180 000 exemplaires. Mais il n'avait pas opté pour un rappel des voitures, préférant faire des réparations "en catimini, à l'occasion d'une révision". Cette intervention a pourtant été effectuée sur le véhicule de Catherine Kothz par le garage Bergmann, concessionnaire strasbourgeois de Volvo France. " Mais les documents fournis par Volvo France sont mal rédigés et ne permettent pas une intervention efficace du Garage Bergmann" explique Me Michel-Guy Ney, l'avocat de M. Kothz, reprenant les conclusions de l'expert.
Afin de s’expliquer sur ces méthodes troubles, le représentant en France de Volvo et le
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