La revalorisation du SMIC au 1er juillet, objet traditionnel d'un débat nourri, constitue cette année un dossier particulièrement délicat pour le gouvernement confronté au casse-tête complexe des 35 heures et aux exigences de la gauche plurielle. Le gouvernement doit aussi trouver un compromis entre les syndicats, qui réclament habituellement un "coup de pouce" au-delà de la stricte hausse légale du SMIC, et le patronat, hostile à toute augmentation en faisant valoir qu'elle renchérit le coût du travail des bas salaires et entraîne une "destruction d'emplois".
Selon les calculs provisoires, la hausse légale en un an, au 1er juillet, devrait être d'environ 3,6% en raison d'une poussée inflationniste qui a atteint, en mai, son plus haut niveau depuis juillet 1996. La publication vendredi des chiffres sur l'évolution des salaires au premier trimestre permettra de préciser le montant de la hausse minimum légale. Quelque 2,5 millions de salariés sont payés au SMIC. Actuellement, le SMIC horaire s'élève à 42,02 francs bruts, soit 7.101,38 francs bruts mensuels pour les smicards restés à 39 heures.
C'est lors du conseil des ministres du 27 juin que le gouvernement annoncera son éventuelle décision de faire un geste supplémentaire, après avoir consulté le 25 juin les partenaires sociaux dans le cadre de la Commission nationale de la négociation collective.
| Hausse du Smic | Inflation | |
| 1996 | +0,5% | +1,7% |
| 1997 | +4% | +1,1% |
| 1998 | +2% | +0,3% |
| 1999 | +1,24% | +1,3% |
| 2000 | +3,2% (salariés aux 39 h) +1,5% (salariés aux 35 h) | +1,6% |






