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Les juges offrent un sursis à AOM-Air Liberté

Edité par
le 19 juin 2001 à 08h39 , mis à jour le 19 juin 2001 à 16h35.
Temps de lecture
3min
AOM Air Liberté dossier manche de pilote (LCI)

Crédits : INTERNE

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EconomieLe pôle aérien français a été autorisé par le tribunal de commerce de Créteil à poursuivre ses activités. Mais le groupe sera placé sous surveillance judiciaire pendant trois mois. Cinq candidats sont en lice pour le rachat d’AOM-Air Liberté.

Une éclaircie dans le ciel très noir d’AOM-Air Liberté. Le pôle aérien français, en dépôt de bilan depuis vendredi, a été autorisé par le tribunal de commerce de Créteil à poursuivre ses activités, en étant placé sous surveillance judiciaire pendant trois mois. Le président du tribunal Christian Rousselin a annoncé la mise en redressement judiciaire de l'ensemble du deuxième pôle aérien français, y compris Air Liberté qui fait toujours l'objet d'un plan de continuation hérité d'un premier dépôt de bilan en septembre 1996.

Les autres sociétés en dépôt de bilan liées à AOM-Air Liberté, la compagnie aérienne TAT (en location gérance chez Air Liberté depuis 1997) et les filiales HRS (restauration à bord), MAG (assistance aux Antilles et en Guyane) et Air Liberté Industrie (ALI, maintenance d'Air Liberté) ont également été placées en redressement judiciaire avec une période d'observation de trois mois.

Devant le refus de recapitalisation de ses actionnaires (voir encadré), AOM-Air Liberté pouvait en théorie être placé en liquidation judiciaire, ce qui aurait été synonyme d'arrêt de mort pour les compagnies, qui ne disposent de trésorerie que jusqu’à la mi-juillet au mieux.

"Le délai de trois mois nous paraît à même de permettre de peaufiner des projets de reprise, qui sont pour l'instant au stade d'ébauche", s'est félicité Serge Monnin (CFDT), secrétaire du comité d'entreprise. Aujourd'hui, cinq candidats à une reprise totale ou partielle se sont fait connaître: le délégué SNPL Jean Immediato, auteur d'un plan de reprise par les salariés (RES), Corsair (Nouvelles Frontières), Easyjet, le londonien AITI Holding et, dernière en lice, la société foncière française Fidei.


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Le concurrent d'Air France

Avec ses 69 appareils et ses 5160 salariés, le groupe AOM - Air Liberté devait être le deuxième pôle aérien français, capable de concurrencer Air France. L’an dernier, les deux compagnies qui le compose ont transporté sept millions et demi de passagers, réalisant ainsi un chiffre d'affaires de 3,6 milliards de francs. Malgré cela, le groupe n’a pu éviter une perte nette de 3 milliards de francs en 2000, ce qui a provoqué le retrait de ses deux actionnaires, le groupe helvétique Swissair (49,5%) et la holding Taitbout-Antibes (51,5%) (contrôlée par Marine Wendel, la société d’Ernest-Antoine Seillière). Malgré tout, les deux compagnies conservent des atout de taille, puisqu'elles détiennent le tiers des créneaux horaires (slots) sur l'aéroport d'Orly et proposent quelque 40 destinations vers les grandes villes de métropole et des DOM-TOM français. De quoi séduire d’éventuels repreneurs.

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