40 milliards pour "consolider "les emplois jeunes

Par , le 06 juin 2001 à 11h40 , mis à jour le 06 juin 2001 à 14h17

40 milliards de francs supplémentaires, la création de 10 000 emplois-jeunes en 2002, voici les premières mesures présentées ce matin par Elisabeth Guigou.

guigou emploi jeune © INTERNE

Elisabeth Guigou a présenté son plan de "consolidation des emplois-jeunes" ce matin. Au programme, le maintien de l'effort budgétaire consenti en 2001 soit 24 milliards de francs pour 2002 et 2003. A cela s'ajoutera une enveloppe supplémentaire de 40 milliards de francs sur cinq ans, avec le recrutement dès l'année prochaine de 10 000 nouveaux emplois-jeunes dans les collectivités locales et les associations.

Jusqu'à présent, le dispositif emploi-jeune créé fin 1997 a profité à 312 000 personnes et aujourd'hui 272 000 jeunes en bénéficient. Selon la ministre de l'Emploi et de la Solidarité, le cap des 350 000 devrait être franchi à l'automne 2001. Sur la période 1997-2006, le coût global devrait s'élever à 135 milliards de francs auxquels s'ajouteront les 40 milliards nouvellement mobilisés pour le volet "consolidation".

Equivalent à une année d'études

La ministre l'a assuré, "chaque jeune aura un débouché professionnel soit dans l'emploi qu'il occupe, soit dans un autre emploi, soit dans une formation qualifiante". Le plan prévoit notamment un renforcement des actions de formation et de professionnalisation, un développement de la validation des acquis professionnels et un appui à la préparation des concours. Ainsi, l'expérience "emploi-jeune" équivaudrait à une année d'études, a précisé Mme Guigou. Les conditions d'accès à la Fonction publique, nationale ou territoriale seront adaptées pour tenir compte de l'expérience professionnelle.

Le plan prévoit par ailleurs la poursuite des aides attribuées aux associations et aux collectivités locales. Les associations emploient 81 880 jeunes mais ne sont pas toutes dans la même situation. L'Etat distinguera trois cas : les associations qui ont rentabilisé leur emploi-jeune ne recevront plus de financement. Celles qui ont besoin de temps pour "solvabiliser" leurs emplois-jeunes se verront attribuer une aide supplémentaire de 100.000 francs sur trois ans, dégressive. Cette mesure devrait concerner près du tiers des quelque 37.000 associations entrées dans le dispositif. Et celles qui ne rentabiliseront jamais leur poste lequel pourtant est devenu indispensable : ces associations pourront se voir accorder une aide d'un montant variable (70.000 francs en moyenne) dans le cadre de conventions pluri-annuelles de trois ans. Une aide sera aussi attribuée aux collectivités locales à faibles ressources, d'un montant de 50.000 francs par an en moyenne, pendant trois ans.

Pour l'Education nationale, les 70.000 postes d'aide-éducateurs créés depuis 1997 seront intégralement maintenus, a annoncé Jack Lang, ministre de l'Education nationale. Ils le seront soit dans leur forme actuelle de contrat à durée déterminée de 5 ans pour les nouveaux contrats, soit prolongés pour être portés à une durée totale de 5 ans. La même logique prévaut pour les adjoints de sécurité dans la Police nationale et au ministère de la Justice. 

Par Sophie Lutrand le 06 juin 2001 à 11:40
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