Le Gafi (groupe d'action financière sur le blanchiment des capitaux) a rendu publique vendredi la nouvelle liste noire des pays accusés de ne pas coopérer à la lutte contre le blanchiment d'argent sale. Au nombre des nouveaux mauvais élèves : l'Egypte, le Guatemala, la Hongrie, l'Indonésie, la Birmanie et le Nigeria. En revanche, les Bahamas, les Caïmans, le Liechtenstein et le Panama ont montrés pattes blanches, ce qui leur a permis d'être retirés de cette fameuse "liste noire".
Les accusés, les blanchis et les sursitaires : le Gafi a menacé la Russie, les Philippines et Nauru de "contre-mesures" incluant la mise sous surveillance de leurs transactions financières à partir du 30 septembre si ces pays ne faisaient pas d'effort dans la lutte contre le blanchiment d'argent.
Même en prenant |
En juin 2000, le Gafi, organisme composé de 29 nations industrialisées, avait en effet publiquement montré du doigt quinze pays et territoires jugés coupables de ne pas suffisamment coopérer à la prévention et à la répression du blanchiment.
Six nouveaux entrants et quatre sortants
Restent désormais inscrits sur cette liste les îles Cook, la Dominique, Marshall, Nauru, Niue, Saint-Kitts et Nevis, Saint-Vincent et Grenadines, Israël, le Liban, les Philippines et la Russie. Avec les 6 nouveaux entrants et les quatre sortants, la nouvelle liste comprend donc maintenant 17 pays.
Selon des statistiques du Fonds monétaire international (FMI) citées par le GAFI, le blanchiment des capitaux a représenté en 1996 de 590 à 1.500 milliards de dollars (de 4 526 milliards de francs à 11 508 milliards de francs), l'estimation basse correspondant à la production annuelle d'un pays comme l'Espagne. Sont ainsi recyclés frauduleusement de 2 à 5% de la production mondiale.
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