© INTERNELes surveillants de prisons n’auront pas attendu jeudi, décrété journée nationale de grève dans la profession (voir ci-dessous), pour passer à l’action. Ce matin, des gardiens bloquaient l’accès à plusieurs centres pénitentiaires, réclamant de meilleures conditions de travail, la mise en place des 35 heures et l’embauche d’effectifs supplémentaires.
Ainsi, une cinquantaine de surveillants empêchait ce matin les transferts de détenus à la prison de Fresnes (Val-de-Marne) d’où a débuté le mouvement de protestation suite à la sanglante tentative d’évasion par hélicoptère le 28 mai dernier. Situation identique dans les établissements pénitentiaires de Val-de-Reuil (Eure), de Loos (Nord), de Maubeuge (Nord), de Bapaume (Pas-de-Calais) et de Laon (Aisne).
Les mouvements de prisonniers pour raisons médicales ainsi que l’accès au parloir sont néanmoins autorisés par les manifestants. La semaine dernière, le blocage des parloirs à Fresnes avait provoqué un chahut des détenus.
L’intersyndicale pénitentiaire (Ufap, FO, CGT) appelle à une journée d’action nationale jeudi afin de "bouger ensemble pour riposter à l’insécurité qui sévit dans les établissements pénitentiaires". Ce mouvement devrait affecter le déroulement des procès puisque les syndicats souhaitent qu’il n’y ait "ni sortie, ni entrée dans les 187 établissements français, incluant les DOM-TOM, donc aucune extraction judiciaire". | |
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- "Avec la politique de Lebranchu on va droit dans le mur" (28 mai 2001)
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