La cage est ouverte. Grâce à sa privatisation partielle, le constructeur de moteurs et équipementier d’avions Snecma va pouvoir voler librement vers de nouvelles alliances, jusqu’alors impossibles pour cette société appartenant à 97,3% à l’Etat. En clôture du 44e salon du Bourget, le Premier ministre Lionel Jospin a annoncé l’ouverture, très attendue, d’un quart du capital "à l'automne, si les conditions de marché le permettent".
Après avoir racheté l'an dernier Labinal et Hurel Dubois, la Snecma est le premier équipementier aéronautique européen et le quatrième au niveau mondial derrière trois américains. Le groupe occupe le deuxième rang européen des constructeurs de moteurs derrière Rolls Royce, et la quatrième position sur le plan mondial. Mais ces deux secteurs de l'aviation restent très fragmentés. Sur le marché des moteurs en particulier, la Snecma et son concurrent Rolls Royce subissent la concurrence de nombreuses sociétés modestes, comme la filiale de DaimlerChrysler MTU, Fiat Avio ou encore le suédois Volvo Aero. Un mouvement de concentration devrait s'amorcer d'ici peu.
Jean-Paul Béchat - DR
On parle déjà d’une prise de participation de General Electric Aircraft Engines (jusqu’à 20%), de Thales ou d’EADS. Outre ces sociétés, des investisseurs particuliers et surtout des salariés de l'entreprise pourront acquérir des actions de la société, selon un plan similaire à celui adopté pour la privatisation de France Télécom.





