© INTERNELes perturbations qui ont affecté la circulation du TGV Méditerranée depuis mercredi après-midi ont été provoquées par "une légère déformation d'un aiguillage" due à un "tassement du ballast" au nord d'Orange (Vaucluse), a reconnu Gilles Cartier, directeur régional de la SNCF. "Il n'y a pas eu d'affaissement de terrain", comme l’assurait le syndicat Sud Rail, a assuré l'ancien responsable du chantier du TGV Méditerranée lors d'une conférence de presse, en expliquant que "cet incident n'a aucune raison de se reproduire".
Le trafic sur la nouvelle ligne TGV Méditerranée a repris ce matin, a expliqué M. Cartier en précisant cependant que la circulation des trains restait limitée à 80 km/h au passage de l'aiguillage concerné, les travaux de consolidation du ballast n'étant pas terminés. Le représentant de la SNCF a reconnu qu’une quinzaine de TGV Méditerranée transportant environ 5000 voyageurs ont dû être détournés hier entre 18h30 et 23H00 du fait de cet incident.
Le responsable a regretté à la fois "un déficit et un trop plein d'informations" sur cet incident. "Il y a eu de trop nombreux intervenants. Dans un souci de bien informer, chacun s'est cru autorisé à parler d'un sujet très technique difficile à expliquer en deux mots", a-t-il affirmé. Pour sa part, il a expliqué s'être abstenu de communiquer dans un premier temps "pour ne pas ajouter à la cacophonie", avant de connaître les causes exactes de l'incident. "Il s'agit en résumé d'un problème grave pour la qualité de notre service aux clients mais anecdotique sur le plan technique", a conclu M. Cartier
En ponctionnant des rames sur le réseau Ouest pour assurer le lancement commercial du TGV Med’, la SNCF a déshabillé Paul pour habiller Jacques. Jacques ne s’en porte pas mieux et Paul à froid. "Tandis que la SNCF, avec Chirac et Gayssot, lance le TGV Med en grande pompe et en faisant cocorico, les usagers du TGV Atlantique sont exaspérés", se plaignent les clients réunis en association. "Mises à quai tardives, incidents de signalisation et de matériel roulant, manque de rames, trains non nettoyés, bar fermé... tout cela aboutit à des retards répétitifs de 5 à 29 minutes par voyage. C'est insupportable, particulièrement pour les abonnés qui arrivent en retard au travail et dans leurs familles", poursuivent-ils. "Les rames dédiées au Med’, par manque de matériel roulant, font que les TGV Atlantique, au lieu d'être en double rame, sont ramenés à des unités simples, soit moins de 400 places en 2e classe dans les trains en heures de pointe", indiquent-ils. | |
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