© INTERNEDès le 1er janvier prochain, les abonnés au téléphone pourront choisir leur opérateur pour passer leurs appels locaux, comme c'est déjà le cas depuis 1998 pour les appels nationaux, internationaux et vers les portables. Cette décision, annoncée aujourd'hui par l'Autorité de régulation des télécommunications
, existait déjà en théorie depuis sept mois avec l'abandon officiel de tout monopole national sur les télécommunications au sein de l'Union européenne.Jusqu’alors France Télécom avait su préserver son monopole de fait car, pour choisir un prestataire privé (et donc un autre tarif), le client devait composer un préfixe spécifique à quatre chiffres avant le numéro de son correspondant. Fastidieux ! Bientôt il se contentera de faire le numéro simplement précédé du 0 et France Télécom l’aiguillera vers un opérateur privé choisi préalablement. La guerre des prix paraît inévitable.
Le client sortira gagnant
Depuis l’introduction de la concurrence sur les appels nationaux, les prix de France Télécom sont passés de 1,14 franc à 40 centimes la minute en heures creuses et 60 en heures pleines. Au niveau local, les tarifs de l’opérateur historique sont de 11 et 22 centimes. Cegetel, la filiale de Vivendi, propose des appels nationaux à 27 centimes la minute et des appels locaux à 11 centimes. Télé 2 les tarifie respectivement à 22 et 10 centimes. Et ils promettent de baisser les tarifs de moitié.
France Télécom conserve deux avantages. D’abord, les clients, même s’ils optent pour un concurrent, devront toujours s’acquitter de leur abonnement de 83 francs par mois auprès de l’entreprise publique. De plus, Cegetel et les autres devront lui payer un loyer pour les services de routage. France Télécom demande 56 francs hors taxe par client. Cela ne durera pas. L’année prochaine, les opérateurs privés seront autorisés à servir leurs clients sans passer par France Télécom.
Malgré l'ouverture officielle des marchés des appels locaux et de l'Internet à haut débit depuis le 1er janvier 2001 dans l’Union européenne, la compétition tarde à se mettre en place dans l'Hexagone. En cause, le conflit récurrent entre les opérateurs privés et France Télécom sur les prix d'accès au réseau de ce dernier. Saisie à plusieurs reprises depuis fin 2000, l'Autorité de régulation des télécommunications (ART) a exigé de l’entreprise publique qu'elle baisse les prix d'accès à son réseau local, mais dans des proportions que certains de ses concurrents jugent encore timides. Le droit européen demande à France Télécom de louer sa boucle locale à des tarifs proches de ses coûts. Ce dont on est encore loin selon les opérateurs privés. Certains d’entre eux réunis dans le collectif "Libre ADSL" ont décidé de lancer une pétition sur leur site (cliquez ici pour signer la pétition). tf1.fr n'est pas responsable du contenu des sites externes pour lesquels il offre des liens |
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