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Ils étudient et, en plus, ils bossent ! Une étude l’Insee montre qu’un tiers des étudiants ou élèves âgés de 17 à 30 ans exercent une activité rémunérée. Certains, comme les internes en médecine ou les apprentis, mettent la main à la pâte dans le cadre de leur formation. La plupart cependant le font en dehors de toute contrainte liée à leurs études. Garde d’enfant, professeur particulier, traducteur, magasinier ou hôtesse, les opportunités sont nombreuses de se frotter au monde du travail pour étoffer son CV et, surtout, se faire un peu d’argent.
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Le revenu moyen par mois d’activité est de 4000 francs, soit 70% du Smic mais la moitié des élèves ou étudiants ne gagnent pas plus de 3750 francs par mois. Les revenus annuels médians passent de 6300 francs pour les moins de 25 ans à 70.800 francs pour les plus de 25 ans.
Si les plus jeunes choisissent généralement des jobs d’été durant les mois de juillet et août, il n’est pas rare qu'au-delà de 25 ans les étudiants exercent un boulot toute l’année. Encore cela ne signifie-t-il pas grand chose. Les durées de travail hebdomadaires sont très variables, certains bossant à temps plein pendant un mois, d’autres deux heures chaque week-end de l’année. Un jeune travailleur sur cinq se retrouve dans l’industrie comme ouvrier ou manutentionnaire. Le commerce, les activités récréatives et culturelles, la santé et la restauration en accueillent chacun 10% environ.
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Le départ du foyer parental incite manifestement au travail. Plus d’un jeune sur deux n’habitant plus chez ses parents exerce une activité rémunérée alors qu’ils ne sont qu’un quart à le faire aussi longtemps qu’ils vivent chez papa et maman. Toutefois, précise Hélène Valdelièvre, l’auteur de l’étude, "on ne sait pas si les étudiants sont amenés à travailler davantage parce qu’ils sont moins aidés par leur parents ou s’ils ont pu quitter leurs parents parce qu’ils disposaient de revenus d’activité propres". L’obtention d’une bourse évite, semble-t-il, aux jeunes de chercher du travail.
Les étudiants vivant dans les familles les plus aisées semblent exercer un peu moins fréquemment des activités rémunérées que les autres et en tirent des revenus plus faibles. De manière surprenante, ceux appartenant aux ménages les plus pauvres sont ceux qui ont le moins d’activités rémunérées.
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