© INTERNEAujourd’hui un quart des salariés occupent un emploi non qualifié, selon une étude réalisée par Olivier Chardon de l’Insee. Agents de service, gardiens d’immeuble, standardistes, caissiers, ils sont plus de cinq millions en France. Un nombre qui, après un passage à vide au sortir des années de crise, nous replace dans la position d’il y a vingt ans.
Cette reprise coïncide avec le retour de la croissance mais aussi, depuis 1993, avec un ensemble d'allègements de cotisations sociales sur les bas salaires, qui réduisent le coût du travail peu qualifié pour les entreprises. Certaines professions ont connu un succès particulier comme celles liées à l’essor de la grande distribution ou de la manutention (+1/3 en 20 ans). La restauration et l’hôtellerie (+1/4) sont également de gros demandeurs de main d’œuvre depuis que l’allongement des distances entre le domicile et l’entreprise et le travail des femmes poussent les travailleurs à manger en dehors de chez eux. Bel exemple encore, la multiplication par trois du nombre d’assistantes maternelles et gardiennes d’enfants due en partie à une fiscalité avantageuse et à des facilités administratives.
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En revanche, les conditions d’emploi se sont fortement dégradées. En 2001, 17% des personnes non qualifiées correspondent à des contrats à durée déterminée (7%), en intérim (6%) et en stage (4%) contre 4% seulement en 1982. Près d’un tiers des emplois non qualifiés sont à temps partiel, et pour plus d'une personne sur deux il s'agit d'un temps partiel contraint car elle aimerait travailler davantage, précise l’Insee. Le risque d'être au chômage un an après une embauche est de 7% pour un employé non qualifié et de 3% pour un qualifié. En dépit de la loi, seuls 13% des non qualifiés ont suivi une formation au cours de l'année 1999, contre 34% des personnes en emploi qualifié.
Les personnes occupant un emploi non qualifié sont plus diplômées qu’il y a vingt ans mais toujours nettement moins que les autres. 56% ont au plus le BEPC, 31% ont soit un certificat d'aptitude professionnelle (CAP), soit un brevet d'étude professionnelle (BEP) mais il y en a tout de même 13% qui ont au moins le baccalauréat. Enfin, 60% des personnes non qualifiées sont des femmes et 26% sont des jeunes de moins de 30 ans.
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Lisez l’étude complète sur le site de L'Insee, en cliquant ici
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