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Rédigé par un large groupe d’experts (publicitaires, annonceurs, diffuseurs, représentants de la mode, secteur associatif féministe, associations de consommateurs…), ce rapport propose au gouvernement plusieurs axes de réflexion afin de lutter contre " une certaine instrumentalisation du corps de la femme à des fins commerciales tendant à reproduire une image déviée, sinon dégradante de la femme ".
Un appel à une responsabilisation accrue des professionnels
Les experts suggèrent aux publicitaires de réactualiser leur code de déontologie mis en place via le Bureau de vérification de la publicité (BVP) : la dernière recommandation du BVP sur l’image de la femme date de 1975, alors que les réalités vécues par les femmes ont largement évolué. Reste à savoir l’influence qu’aura le BVP sur les entreprises du luxe dont les campagnes ont été mises en cause récemment et qui n’en sont pas adhérentes.
Une actualisation de la loi sur la liberté de la presse
Le rapport propose ensuite d’intégrer le principe de non discrimination sexuelle dans l’article 24 de la loi sur la presse de 1881, comme y ont été rajoutées les dispositions anti-racistes de la loi de 1971. L’objectif ? Permettre aux associations de saisir les tribunaux pour réagir aux publicités portant atteinte à l’image des femmes sur tout support de communication.
Renforcer le pouvoir des associations
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Promouvoir une éducation non sexiste
Pour accompagner ces propositions, le rapport préconise de sensibiliser les futurs professionnels et futurs consommateurs-citoyens sur les violences et les discriminations subies par les femmes. Des modules de formation pourraient être mis en place dans les collèges et lycées, mais également dans les écoles de commerce et autres écoles de stylisme.
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