Les repreneurs d'AOM-Air Liberté en seconde session

Par , le 16 juillet 2001 à 14h49 , mis à jour le 15 juillet 2001 à 14h57

Le projet Holco-Corbet a le vent en poupe mais ne se concrétisera pas sans le soutien de Swissair. Candidat à la reprise partielle, Aéris a jeté l'éponge ce matin. Les repreneurs potentiels d'AOM-Air Liberté ont jusqu'à ce soir pour déposer leur dossier corrigé.

AOM sigle sur aile d'avion © INTERNE

Aéris jette l’éponge. Candidate à la reprise des charters du pôle aérien en difficulté AOM – Air Liberté, la direction de la compagnie toulousaine ne figurera pas ce soir sur la liste finale des repreneurs potentiels. Elle fustige au passage "l’attitude des syndicats hostiles à toute idée de discussions salariales, la lourdeur des 167 accords d'entreprise et le niveau de rémunération des personnels supérieur de 40% à celui  du marché". Une dizaine de noms sont encore en lice pour la reprise totale ou partielle des activités du pôle français mais d’autres défections sont très probables avant la décision du tribunal de commerce de Créteil, ce jeudi.

Bien que ténu, l'espoir d'une reprise globale reste vivace chez les employés des compagnies. Ce scénario est aussi celui privilégié par les administrateurs, la direction et le ministère des Transports. Mais les deux candidats éprouvent de grosses difficultés à ficeler leur offre. Fidei, qui jusqu’ici était donnée favorite, n’a plus le soutien de Marc Rochet, le président d’AOM-Air Liberté. Quant au dossier Holco, même s’il est soutenu par les syndicats et les élus du comité d’entreprise, rien n’est acquis.

L'avenir du pôle est entre les mains de Swissair

Le porteur du projet, le pilote d'Air France Jean-Charles Corbet, épaulé par la banque canadienne CIBC, peut faire valoir plusieurs atouts. La reprise proposée s’étend aux filiales et devrait donc sauver plus d’emplois : entre 3400 et 3600 sur un total de 4978. La plupart de lignes devraient être maintenues. La Guyane serait abandonnée mais l’Algérie viendrait enrichir les destinations. Enfin, ce projet a le soutien du Club Méditerranée.

Mais AOM et Air Liberté perdent quelque 5 millions de francs par jour. Si les financiers d’Holco disposent d’un milliard de francs pour poursuivre l’activité cette année et l’année prochaine, ils refusent de débourser le moindre centime si Swissair ne s’engage pas à verser deux milliards de francs dans l’immédiat. Or, la compagnie zurichoise ne veut pas mettre la main au portefeuille si elle n’a pas la garantie d’échapper à des poursuites judiciaires d’AOM-Air Liberté. Si aucun accord n’est trouvé avant jeudi, les juges devront se résoudre à démanteler le groupe aérien, voire peut-être à le liquider.

Par David Straus le 16 juillet 2001 à 14:49
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Économie
  

Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

       Chargement en cours...
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        A lire aussi
        logAudience