© INTERNELe rail dispose de sérieux atouts dans la lutte contre la pollution et il le fait savoir. Le président de la SNCF, Louis Gallois, a présenté mardi au cours d'une conférence de presse le rapport "Environnement 1999-2000" de l'entreprise. "Le chemin de fer est le moyen de transport le plus en harmonie avec une perspective de développement durable. Mais ce programme n'est crédible que si la SNCF s'engage elle-même dans une politique de réduction de ses pollutions, le problème essentiel étant le bruit", a-t-il indiqué.
"L'Europe doit miser sur le chemin de fer"
"Si nous voulons atteindre les engagements de Kyoto, il faudra donner plus de place aux voies navigables et au chemin de fer", a plaidé Louis Gallois. Selon lui, la réalisation du TGV-Méditerranée permettra de réduire de 500.000 tonnes par an les émissions polluantes par simples transferts de trafic vers le train. Le président de la SNCF a également déclaré que la congestion actuelle des moyens de transport aérien et routier pénalise le développement économique de l'Europe et que celle-ci doit miser en priorité sur le chemin de fer. Mais il estime que la SNCF souffre d'un lourd handicap par rapport à la route en termes de coûts. "Le transport routier de marchandises ne paye pas ses coûts externes (l'utilisation des infrastructures routières, NDLR), qui restent à la charge de la collectivité", a-t-il regretté.
Halte au bruit
Pour montrer l'exemple, 80% des 4.000
la SNCF s’engage, par ailleurs, à réduire les pollutions qu’elle génère. Contre les nuisances sonores que produisent ses trains, elle met au point des surfaces de plus en plus lisses pour limiter au maximum le bruit de roulement. Trains régionaux récents et TGV sont déjà presque totalement silencieux. Et le parc des voitures Corail sera progressivement modifié à l'horizon 2005-2006. Quant aux trains de marchandises, dont les systèmes de freinage sont bruyants, ils font l’objet d’efforts de recherche. Mais les capacités d'investissement dans un secteur où les marges sont faibles, restent limitées, a reconnu Louis Gallois.
locomotives diesel
en service seront
soit retirées,
soit devenues
propres à la fin
de la décennie
Enfin, 80% des 4.000 locomotives diesel en service début 2001 seront soit retirées, soit devenues propres à la fin de la décennie. Quant à la pollution due à ce type de locomotives en dépôt à la gare de l'Est, à Paris, - dépôt qui provoque une forte mobilisation des riverains -, elle devrait être réduite de 80% d'ici à 2003. Des engagements forts qui susciteront beaucoup d’attentes chez les Français. Reste à ne pas les décevoir...
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