© INTERNEConçue pour amadouer le patronat, l’annonce par Lionel Jospin d’un assouplissement des 35 heures pour les entreprises de moins de 20 salariés n’aura pas fait mouche. Dénoncée par les syndicats car elle rompt l’égalité entre les citoyens, cette mesure est critiquée pour son flou par la majeure partie du patronat et interprétée comme un aveu d’échec par beaucoup.
Les seuls détails qu’ait consentis à dévoiler le Premier ministre sont qu’ "un contingent d’heures supplémentaires le plus important possible" serait accordé, "sans doute par décret", aux patrons d’entreprise. Lionel Jospin n'a pas dit à quel niveau serait augmenté le contingent. Actuellement fixé à 130 heures, certains patrons de PME exigent un minimum de 200 heures.
Lionel ne résiste pas au Medef
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Dans ce concert de critiques, FO et la CFE-CGC sont les seules centrales à voir dans l'annonce d'une augmentation du contingent d'heures supplémentaires un signe positif même si elles soulignent que cette mesure ne permettra pas aux PME de créer plus d'emplois.
... Jospin cède aux syndicats
Pire l'annonce a fait "chou blanc" du côté du Medef et de la CGPME. Le président du Medef, Ernest-Antoine Seillière, a refusé l'idée d'un décret fixant "unilatéralement" de nouveaux quotas d'heures supplémentaires. Jacques Freidel, le président de la Confédération générale des Petites et Moyennes Entreprises (CGPME) s'est déclaré "stupéfait et atterré par les propos vides du Premier ministre" alors qu'il attendait "des annonces concrètes".
Déjà en rupture avec le Medef et la CGPME sur le dossier de la gestion de la Sécu, l'Union Professionnelle Artisanale (UPA) a fait entendre une voix discordante, son patron estimant que "les mesures proposées allaient dans le bon sens". Or, les artisans représentent une bonne parties de troupes concernées par le passage au 35 heures pour le 1er janvier prochain.
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