© AFPLicencié pour insoumission de l’usine Sagem de Saint-Etienne-Du-Rouvray, Cédric Monribot plaidait la liberté individuelle, celle qui selon lui permet à un employé de porter un bermuda même si son patron le lui interdit. Le Conseil des prud'hommes de Rouen ne l’a pas entendu.
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Il plaidait l’égalité, celle qui devrait permettre à un homme par temps chaud de porter des vêtements courts. La présidente du tribunal d'instance, Catherine Leverbe lui a répondu que seul un "licenciement sectaire" résultant d'une discrimination pour mœurs, religion, appartenance syndicale ou discrimination sexiste pouvait faire l'objet d'une annulation et d'une réintégration.
Les juges ont estimé que le fait d'interdire le port du bermuda uniquement aux hommes ne constituait pas "une pratique discriminatoire sexuelle". Ils ont rendu une ordonnance qui stipule que "La société française réserve le port de certains vêtements aux femmes même si le nombre de vêtements "unisexe" tend à augmenter. La situation n'est donc pas identique entre les sexes en matière vestimentaire".
Au passage, les juges ont reconnu qu’il existe une obligation de porter un pantalon à l'intérieur de l'entreprise au nom des "règles de décence et de bienséance", telle que l’avait édictée l'avocat de la Sagem. Résultat : Cédric Monribot ne retrouvera pas ses collègues.
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