© INTERNELes ménages devaient sauver la croissance française, menacée par le ralentissement de l’économie mondiale. Voici que leur moral se dégrade en juillet, en repli pour le sixième mois consécutif. Alors que les entreprises et consommateurs étrangers passaient moins de commandes dans l’Hexagone, l’industrie française se reposait, presque incrédule, sur l’optimisme, l’euphorie même, des consommateurs nationaux.
Les consommateurs |
Les consommateurs ont mal encaissé l’accélération de l’inflation ces derniers mois et craignent qu’elle ne se poursuive dans les mois à venir. A tort, estiment les économistes. Dès juin, l’augmentation des prix s’est ralentie, en France en particulier. La stabilité retrouvée des coûts du pétrole et la diminution des prix des aliments devraient confirmer cette tendance dans les mois à venir.
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Les patrons ne vont pas beaucoup mieux. En juin, leur moral était au plus bas depuis 1999. L’enquête trimestrielle dans l’industrie publiée aujourd’hui par l’Insee ne va pas les réconforter. Seul le secteur automobile se porte bien et tire le reste de l’activité. Mais la proportion des industriels confrontés à des difficultés de trésorerie a légèrement augmenté ces trois derniers mois. Les employeurs ne prévoient pas d’embauches dans l’immédiat et comptent bien économiser là où ils le peuvent. Beaucoup diffèrent leurs investissements. Ce qui tend à prouver qu’ils espèrent une éclaircie, sans quoi ils y renonceraient purement et simplement.
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