François Huwart : "le creux de la vague est derrière nous"

Par , le 22 août 2001 à 12h06 , mis à jour le 22 août 2001 à 12h13

Conséquence du ralentissement économique mondial, les échanges commerciaux de la France se sont contractés au premier semestre 2001 par rapport au semestre précédent. Le secrétaire d’Etat au Commerce extérieur estime pourtant qu'«un excédent de 3 milliards d’euros n’est pas hors de portée pour 2001».

[Expiré] [Expiré] Huwart François Secrétaire d'Etat au Commerce extérieur Koweit 2000 (AFP) © AFP

Le secrétaire d’Etat français au Commerce extérieur, François Huwart, dressait ce matin l’état des importations et exportations françaises au premier semestre. Après une progression record l’année dernière, les échanges commerciaux de la France se sont contractés depuis janvier. Si les exportations n’accusent qu’un léger repli de 0,3%, les importations elles sont nettement à la baisse (-3,5%). "Mais, a néanmoins expliqué le secrétaire d’Etat, le creux de la vague est derrière nous."

Le solde commercial qui était déficitaire au second semestre 2000 redevient positif pour ces six premiers mois à 2,491 milliards d’euros, notamment grâce aux ventes de 96 Airbus et de 4 paquebots. "La France est capable de réaliser un excédent de 3 milliards d’euros minimum, après 700 millions l’année dernière", a même estimé François Huwart. Le ministre a notamment fait valoir que la facture énergétique de la France pourrait s’alléger d’un milliard d’euros cette année, compte tenu de la baisse du cours du pétrole et que les grandes commandes de biens d’équipement, en hausse de 10% au premier semestre, "devraient rester à un haut niveau".

Sans doute admet-il que le ralentissement de l’économie mondiale fera encore sentir ses effets dans les mois à venir. Le ministre pense que "la politique de taux de la Réserve fédérale américaine", qui a baissé ses taux directeurs hier, "ne manquera pas d’avoir un effet de soutien à l’économie américaine". Son souci majeur serait plutôt l’évolution de la croissance des pays de l’Asean et d’Amérique latine, très exposés au ralentissement de l’économie. Enfin, le ministre a estimé que "le renchérissement de l’euro ne devrait pas affecter de façon significative le montant des exportations françaises".


La leçon de Gênes

"Dans un contexte de ralentissement économique, l’intérêt de chercher des moyens de libérer davantage les échanges est incontestable", a expliqué François Huwart. "En même temps, la question n'est plus seulement aujourd'hui celle d'une libéralisation mais bien d'une forte régulation des échanges", a admis le secrétaire d’Etat. "La recherche de conditions plus équitables du commerce mondial est au moins aussi importante si ce n'est plus que la recherche d'un surcroît de libéralisation", a-t-il poursuivi.
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Par David Straus le 22 août 2001 à 12:06
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