© INTERNELa météo capricieuse et les perspectives de ralentissement économique n'ont entamé en rien la fièvre acheteuse des consommateurs pour qui les soldes deviennent désormais un rendez-vous quasi incontournable. Ceux qui s’achèvent ont atteint un nouveau record d’affluence et un bilan en progression de 10% dans les grands magasins.
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Aux Galeries Lafayette et au Printemps, le baromètre est au beau fixe et l'on note le même engouement sur les ventes de confection masculine. Christophe Cann, directeur adjoint des Galeries à Paris, souligne que la ruée s'est faite "les 2-3 premières semaines" d'autant que les démarques sont importantes dès le début et non pas progressives comme avant".
Les magasins de luxe en profitent aussi
Chez "C et A", Sylvie Amblard, responsable communication, qualifie les soldes d'été d'"excellent cru autant à Paris qu'en province" : "les ventes ont progressé de près de 10% par rapport à l'an dernier et cette progression ne s'explique pas par un surstock car les ventes printemps-été ont été très bonnes". Chez les grands distributeurs comme Carrefour, on constate "une accélération des ventes pendant la vague de chaleur, peut-être grâce à la climatisation dans les grandes surfaces". Au Printemps, le chiffre d'affaires des soldes a augmenté de près de 10%, marqué, souligne-t-on, par "une nette hausse des achats de textile masculin".
"Malgré les stocks plus importants en début de soldes à cause du mauvais temps au printemps, nous avons augmentés nos ventes de 10% par rapport à l’année dernière. Nous avons la nette impression que la clientèle s’est rattrapée ces dernières semaines", explique Eric Chevalier, directeur adjoint d’un magasin Thierry Armand, un spécialiste du vêtement pour homme.
Les magasins de luxe ont aussi profité de la fièvre acheteuse des Français et des étrangers. Les queues, plusieurs heures avant l'ouverture des boutiques, sont devenues monnaies courantes devant des hauts lieux du luxe comme Lancel, Chanel, Hermès, Gucci... Même si les soldes dans ces temples du luxe sont parfois redoutés et considérés comme "un mauvais moment à passer" en raison d'une affluence de clients non habitués, les résultats sont bons. Chez Chanel, peu d'articles sont soldés, "il faut préserver le prestige de la marque mais on a été dévalisé dès les deux premiers jours", souligne-t-on au magasin parisien.
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