Les attentats menacent aussi l'économie des pays émergents

Par Gérard RANSAY, le 21 septembre 2001 à 07h00 , mis à jour le 20 septembre 2001 à 22h15

Les pays émergents étaient déjà confrontés à un environnement économique difficile avant les attentats, ceux-ci ont contribué à déprimer encore plus la confiance des investisseurs, des consommateurs, et augmenté la volatilité de leurs places financières.

USDREAL © INTERNE

Les économies des pays émergents souffriront des conséquences des attentats aux Etats-Unis qui provoqueront notamment une contraction du crédit, les investisseurs ne voulant plus prendre de risques. Selon L'Institut international de la finance (IIF), qui regroupe les plus grands banques commerciales privées de la planète, une chute du flux de capitaux privés vers les pays émergents de 36% en 2001 par rapport à l'année précédente, est possible. Comme pour souligner cette analyse, au Brésil, la bourse de Sao Paulo a ouvert vendredi en forte chute de 3,39% par rapport à la clôture de la veille, l'indice Bovespa affichant 10.185 points.

La chute du real "n'a pas de limite pour le moment, car la situation est incertaine pour le Brésil, ce qui signifie que les investissements sont réduits et que les gens se tiennent au dollar"

La faillite de plusieurs états n'est pas exclue

Selon Arturo Porzecanski, analyste pour la banque ABN-Amro, paradoxalement les pays qui risquent de souffrir le plus sont ceux qui se trouvaient dans une situation économique relativement correcte avant les attentats comme le Chili, le Mexique. Les attentats meurtriers du 11 septembre devraient avoir une incidence néfaste sur le tourisme, sur les investissements directs et le Fonds monétaire international (FMI) sera probablement tenu d'aider des pays fragilisés économiquement, à ne pas sombrer totalement.

Les évènements les plus grave sont envisagés, et le secrétaire au Trésor américain, Paul O'Neill, tout en estimant possible des mesures d'aide, n'exclut pas la faillite d'un pays comme l'Argentine. Le projet de mise en place d'un "code international" pour gérer les cas de défauts de pays sur leur dette pourrait être la solution à ce type de situation, l'état défaillant serait alors géré comme une entreprise en faillite à laquelle on permettrait de poursuivre l'activité grâce à une restructuration de sa dette.

En faisant exploser le World trade center le 11 septembre, les terroristes ont atteint de plein fouet l'économie américaine, locomotive du business mondial, l'onde de choc se propage maintenant sur tous les marchés de l'Europe à l'Amérique du sud avec la récession en arrière-plan.

Par Gérard RANSAY le 21 septembre 2001 à 07:00
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