© INTERNETous les consultants spécialisés dans le secteur du transport aérien s'accordent sur le fait que les évènements tragiques des 48 dernières heures auront un impact violent sur un marché qui était déjà morose. Selon Paul Nisbet, un analyste du secteur l'arrêt du trafic aérien, interrompu mardi par les autorités fédérales a déjà coûté quelque 360 millions de dollars par jour en manque à gagner pour l'ensemble des onze compagnies américaines. La combinaison de la baisse du nombre de passagers, de la hausse des prix du carburant et de la hausse des salaires promet une année 2001 très mauvaise, pire que la période de la guerre du golfe qui était, à ce jour, le plus mauvais souvenir des professionnels du secteur.
Les licenciements massifs commencent
Don Carty, le PDG de United Airlines, soulignait en août "l'impératif pour la compagnie aérienne de réajuster ses capacités en fonction de la demande ainsi que de mettre en œuvre des contrôles stricts des coûts". Il citait un gel de l'embauche et un report des dépenses d'investissement. Une autre compagnie de taille plus réduite comme Midway, déjà très mal en point, a été la première à faire les frais des attentats de mardi et de la paralysie du trafic aérien. La compagnie régionale a ainsi annoncé mercredi sa liquidation et le licenciement de ses 1.700 employés. Par ricochet les fabricants d'avions Boeing et Airbus, leaders mondiaux du marché, devraient également pâtir de ce ralentissement brutal du marché.
Jeudi, sur les marchés certains titres de compagnies aériennes sont restés affectés par la perturbation du trafic aérien mondial, alors que d'autres se reprenaient après de fortes chutes au cours des derniers jours. A Paris, Air France a gagné 2,08%, tandis qu'à Londres, British Airways a reculé de 5,65%, en Allemagne, l'action Lufthansa perdait 2,30% à 17H50.
Le retour à la normale dans des délais rapides sera essentiel à la survie de nombreux transporteurs aériens américains, et européens.
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