La crise frappe tout le secteur aéronautique

Par Gérard Ransay , le 19 septembre 2001 à 17h07 , mis à jour le 17 septembre 2001 à 20h10

Suite logique de la crise qui frappe les compagnies aériennes, les constructeurs souffrent. Boeing anticipe la diminution de ses commandes et s'apprête à supprimer 20 à 30 000 emplois. En France le ministre des transports veut aider le secteur à survivre.

Air France comptoirs © INTERNE

Le premier groupe aéronautique et de défense du pays a annoncé mardi soir son intention de supprimer 20.000 à 30.000  emplois d'ici à la fin de l'année 2002, en raison de l'impact financier des attentats du 11 septembre. "Il est vital que nous prenions ces mesures dès à présent pour réajuster à la baisse notre production d'avions commerciaux en fonction des difficultés et des incertitudes auxquelles sont confrontés les transporteurs aériens, nos clients (...) après les attentats la semaine dernière contre les Etats-Unis", a expliqué Alan Mulally, patron de la division des avions commerciaux de Boeing.

Boeing s'attend à ce que les compagnies annulent un certain nombre de commandes d'avions de ligne en 2001 et les années suivantes. Airbus, son rival européen pourrait également annoncer des mesures de réajustement. Pour cette année, Boeing s'attend à livrer 38 appareils de moins que le nombre prévu, soit 500 seulement. La bonne nouvelle de l'année pourrait bien venir de la Chine, Boeing y négocie en effet un contrat de 2 milliards de dollars portant sur une trentaine d'appareils. La confirmation de cette commande, pourrait intervenir lors de la visite du président américain en Chine fin octobre. 

Le ministre des transports au secours des compagnies 

L'arrêt pendant trois jours du trafic aérien après les attentats menés à l'aide de quatre avions de ligne détournés a déjà coûté un milliard de dollars
en manque à gagner aux transporteurs américains. Continental Airlines et USAirways ont déjà annoncé au total 23.000 suppressions d'emplois, et United Airlines en éliminerait 20.000 selon des informations de presse non confirmées.La crise menace également les entreprises françaises du secteur comme Air France qui a annoncé mardi une suspension "à titre conservatoire" des embauches prévues, en raison des incertitudes pesant sur l'activité du transport aérien. Malgré ce ce coup de semonce, le recrutement des salariés de AOM et Air Liberté qui devait être effectué par Air France devrait être maintenu. Selon Jean-Claude Gayssot, le ministre des transports, "sur les 600 embauches prévues par Air France d'ici avril 2002, 200 sont concrétisées et 400 autres seront assurées d'ici avril."

Depuis les attentats aux USA, les gouvernements américains et français ont pris conscience qu'un désastre social menace le secteur aérien, et après l'annonce d'une aide financière de l'état aux Etats-unis, M. Gayssot prendra probablement des mesures similaires à l'issue de sa réunion de jeudi avec les PDG des principales compagnies.

  

Retrouvez la bourse sur tf1.fr en cliquant ici 

 

Par Gérard Ransay le 19 septembre 2001 à 17:07
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Économie
  

Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

       Chargement en cours...
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        A lire aussi
        logAudience