© INTERNELa grogne se généralise au sein de la filière bovine sur fond de chute des cours de la viande, tandis que les consommateurs paient leurs steaks plus cher qu'avant la crise de la vache folle. Les éleveurs anxieux, se demandent à qui profite la crise, alors que les prix à la production ont baissé de 20 à 30% et que ceux à la consommation ont augmenté en moyenne de 6% au kilo.
Les éleveurs mènent l'enquête sur l'opacité des prix au détail
Après avoir constaté des augmentations des prix de détails de la viande dans les grandes surfaces les agriculteurs ont l'intention de poursuivre leurs investigations pour connaître les prix d'approvisionnement des grandes surfaces et les marges du reste de la filière, négociants, abatteurs, transformateurs. La hausse pour le client final serait en effet dûe en partie au coût des tests de dépistage de l'ESB, et à la taxe d'équarrissage répercutés sur les prix à la consommation. Les éleveurs montrent du doigt la distribution et lors de la réunion de jeudi soir les représentants de tous les syndicats agricoles devraient exiger du ministre de l'agriculture des mesures de dégagement du marché, en clair une diminution immédiate des stocks de bovins invendus. La confédération paysanne elle, estime "qu'il faudrait un ajustement de l'offre à la demande, moins d'animaux congelés dans les entrepôts pour que cesse la maîtrise des cours de la viande par les grands distributeurs.
Des aides financières en vue pour les éleveurs
Le ministre de l'agriculture, Jean Glavany a décidé de débloquer une enveloppe de 36 millions de francs pour assurer le financement complet des tests ESB sur les bovins de plus de 30 mois qui entrent dans "l'achat spécial", un dispositif européen de dégagement de marché.Le gouvernement devrait également consacrer une enveloppe de 40 millions de francs à la promotion de la viande bovine pour contribuer à relancer la consommation, encore en baisse de 10 à 15 %. Enfin le ministère de l'agriculture mettra aussi en place un observatoire des prix et des marges " pour favoriser la transparence sur les prix", si chère aux associations de consommateurs.
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