Il faut sauver les marchés financiers

Par Gérard RANSAY , le 12 septembre 2001 à 17h22 , mis à jour le 12 septembre 2001 à 17h38

Alors que les sauveteurs sont à pied d'œuvre sur les ruines du World Trade Center, les principales institutions financières internationales agissent de concert afin d'assurer la stabilité des marchés. La crainte d'un krach boursier est dans tous les esprits.

[Expiré] [Expiré] Ruines du World Trade Center (WTC) New-York © AFP

Quelques heures après les attentats meurtriers de New-York et Washington, la banque fédérale américaine (FED) annonçait qu'elle jouerait pleinement son rôle et satisferait les besoins en liquidités. Au Japon, la banque centrale a également rassuré les opérateurs, et ce dès l'ouverture de la séance. En Europe, la banque centrale BCE n'est pas en reste et son président Wim Duisenberg a indiqué que "les banques centrales des principaux pays européens mettraient tout en œuvre pour que les places boursières fonctionnent normalement."

Sans donner plus de détails M Duisenberg a également souligné que la BCE pourrait aider les Etats-Unis. La volonté de fonctionner le plus normalement possible prédomine également en France et en Allemagne ou Ernst Welteke, président de la Bundesbank parle même du "devoir des banques centrales" de s'assurer du bon fonctionnement des systèmes de règlement et de transactions financières.

Jeudi, le conseil des gouverneurs de la BCE se réunira et évaluera l'impact économique, monétaire, à long terme, des attentats aux Etats-Unis. Wim Duisenberg n'exclut pas que de nouvelles mesures soient prises dans les jours qui viennent s'il en était besoin.

Les opérateurs sont dans l'expectative

Les principales Bourses européennes restaient attentistes et gardaient leur sang-froid jeudi à la mi-journée en l'absence d'indications en provenance des marchés américains, qui rouvriront au plus tôt vendredi. C'est la première fois de son histoire que Wall Street est fermée pendant plusieurs jours consécutifs, à l'exception des périodes de fête. En outre, les marchés ne s'attendent pas à un geste de la Banque centrale européenne (BCE) en faveur d'une baisse de ses taux ce jeudi en début d'après-midi, l'institut se montrant soucieux de ne pas alimenter les sentiments de panique.

Le monde de la finance fait face et se mobilise donc pour éviter qu'une catastrophe financière et économique ne succède aux dramatiques attentats de mardi.

 

 

Par Gérard RANSAY le 12 septembre 2001 à 17:22
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