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Les très mauvais chiffres de l'emploi publiés vendredi confirment que l'économie américaine a un pied dans la récession, et viennent couronner une série d'autres statistiques tout aussi décourageantes. Mais les analystes financiers eux, sont optimistes. Ils devraient l'être encore plus après la baisse d'un demi-point des taux directeurs, mardi, à l'issue de la réunion du comité monétaire de la Réserve fédérale (FED). Le taux interbancaire passe à 2% et le taux d'escompte à 1,5%.
Parmi la batterie de chiffres préoccupants annoncés la semaine dernière figurent notamment, pour octobre, une envolée du taux de chômage qui a grimpé à 5,4% (contre 4,9% en septembre), un niveau jamais atteint depuis 1996, et la disparition de 415.000 emplois, un record mensuel depuis 1980. Malgré son effet généralement salvateur, la baisse des taux d'intérêt se heurte au pessimisme grandissant des Américains et des chefs d'entreprises, qui freine les dépenses de consommation (représentant à elles seules les deux tiers de l'activité économique) et les investissements malgré la baisse du coût du crédit.
En Europe c'est sur la BCE qu'on compte
Du côté des bourses européennes c'est la BCE qui entretient l'espoir, de Londres à Francfort et Paris, les places boursières étaient positives lundi car comme aux USA les traders espèrent que les baisses de taux de la BCE, mais aussi de la banque centrale britannique, suffiront à compenser les mauvaises nouvelles en provenance des entreprises. A Paris, mardi, les opérateurs étaient dubitatifs, et ont préféré prendre leurs bénéfices après les hausses de hier. Après avoir ouvert sur un gain de 0,34%, le CAC 40 a finalement terminé sur un repli de 0,53% à 4.461,69 points. L'attente de la réunion de la banque centrale américaine, qui réunit son comité de politique monétaire ce mardi, avait soutenu le marché dans la matinée, les investisseurs espérant un abaissement des taux. La tendance était néanmoins positive à Londres et Francfort au cours de la journée, malgré une forte volatilité.
Malgré le fait que les principaux indices mondiaux se soient envolés lors de la séance de lundi, et une bonne journée mardi, beaucoup d'experts restent sceptiques sur la capacité réelle des banques centrales à garder les marchés positifs à coup de baisse des taux. L'exemple de la FED américaine qui a déjà diminué ses taux directeurs neuf fois depuis le début de l'année, sans empêcher un fort ralentissement de la croissance puis, après les attentats, une récession, est dans tous les esprits.
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