© INTERNELes bourses asiatiques ont plongé lundi sur des craintes de voir les marchés américains chuter à leur réouverture à 15 heures 30 heure française alors qu'ils étaient restés fermés depuis près d'une semaine après les attentats. L'indice CAC 40 de la bourse de Paris oscillait autour de l'équilibre en début d'après-midi, après avoir atteint un plus bas dans la matinée à 3.783,62 points dans la matinée. La bourse de Londres gagnait 0,36% et celle de Francfort 0,59% au même moment.
Rien n'y fait malgré l'injection par la Réserve fédérale de plus de 38 milliards de dollars dans le système bancaire américain, le dollar est affaibli et recule face au yen, et à l’euro. Habituellement les situations de crise sont favorables au billet vert grâce à son rôle de valeur refuge. Cette fois, l'attaque ayant été portée au coeur des Etats-Unis, les marchés se sont tournés vers l'or, la livre sterling et le yen.
Le repli des prix du brut mercredi matin après la flambée de la veille et le sang-froid de l'OPEP qui a aussitôt garanti la fourniture d'or noir écartent le spectre d'un nouveau choc pétrolier après les attentats aux Etats-Unis. Les marchés ne croient pas à une riposte armée d’envergure des Etats-Unis. Pourtant, la Côte d’Azur a cédé à la peur de la pénurie mercredi matin.
Les attaques terroristes contre les deux tours du World Trade Center à New York constitueront "la catastrophe d'origine humaine la plus coûteuse de l'histoire américaine", a indiqué mardi l'Institut américain d'information sur l'assurance (III). "Les pertes assurées atteindront probablement des milliards de dollars, mais il faudra quelque temps pour avoir une idée précise de l'impact total" de ces attentats, a affirmé l'III.
Les responsables économiques et financiers ont pu éviter dans l’immédiat un écroulement de l’économie mondiale. Ils s’échinent à maintenir la confiance des consommateurs, principal moteur de la croissance. Les analystes ont déjà revu leurs prévisions à la baisse tant pour les Etats-Unis que pour l’Europe. L’avenir dépend de l’ampleur de la réplique des Américains.
Les attentats n'affectent pas de la même façon les différents secteurs de l'économie: le tourisme, le luxe et l'assurances devraient être particulièrement touchés. Les médias, la sécurité et l'armement pourraient tirer leur épingle du jeu. A court terme.